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Carlos Ghosn : sa femme dénonce le "silence assourdissant" de la France

L’épouse de l’ex-PDG de l’alliance Renault-Nissan prend de nouveau la parole pour demander aux "sénateurs, députés et chefs d’entreprise" de soutenir son mari.

Elle a décidé de se battre pour tenter de trouver des soutiens à son mari. Carole Ghosn s’est exprimée dans les colonnes du Journal du Dimanche publié le 13 octobre pour dénoncer, une nouvelle fois, le sort de son époux : "Il ne peut plus s’exprimer sans risquer la prison, je m’exprime pour qu’on ne l’oublie pas. Je suis devenue sa voix", explique-t-elle.

Carlos Ghosn est toujours placé en résidence surveillée à Tokyo en attendant une audience préliminaire le 24 octobre et son procès qui doit avoir lieu au mois d’avril 2020. L’homme d’affaires est sous le coup de quatre accusations, notamment pour dissimulation de revenus et abus de confiance au Japon. Un "acharnement judiciaire" selon Carole Ghosn qui affirme, depuis le début de l’affaire en 2018, que son mari est innocent.

Différence de traitement

C’est cette ligne qui sera défendue lors de l’audience du 24 octobre, alors que la défense aura, pour la première fois, la parole. "Les avocats exposeront pourquoi Carlos Ghosn est innocent des faits dont on l’accuse et ils plaideront non coupable sur tous les chefs d’accusation », a expliqué Carole Ghosn au JDD avant de dénoncer, une nouvelle fois, l’attitude de la justice japonaise dans ce dossier. « Je suis choquée par le traitement selon qu’on est Japonais ou étranger », détaille la femme de l’ex-PDG de Renault et de Nissan.

En cause notamment, les derniers développements au sein de Nissan, qui a décidé de faire le ménage dans ses rangs et de se séparer des derniers responsables liés à Carlos Ghosn. "On a jeté Carlos 130 jours en prison pour des sommes qu’il n’a pas touchées. La seule sanction pour Hiroto Saikawa [ancien directeur général de Nissan, NDLR] a été de le contraindre à la démission", dénonce-t-elle.

Une "justice stalinienne" ?

Elle estime ainsi "qu’au Japon, c’est comme en Chine ou en Russie : 99,5% des accusés sont condamnés" et en appelle aux "sénateurs, aux députés (...)

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