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Canicule: Espagne, Italie, Allemagne... Comment ça se passe chez nos voisins européens?

37°C à Rome, 40°C à Madrid... Plusieurs capitales européennes font face à des températures particulièrement élevées pour une fin de mois d'août. Comme la France, qui compte 4 départements en vigilance rouge canicule et 49 en vigilance orange, plusieurs de nos voisins enregistrent des températures pesantes.

Ce qui plombe l'Europe: un dôme de chaleur. De l'air chaud en provenance du Sahara, bloqué sur le Vieux Continent par de trop hautes pressions atmosphériques. Un souffle ardent qui a d'abord touché le Portugal, l'Espagne et la France. Le phénomène s'étire doucement à l'Est et au Nord, tout en perdant en intensité. Tour d'horizon.

• Plus de 40°C en Italie

En Italie, l'agence locale maintient son alerte (équivalent rouge de Météo-France) pour "vague de chaleur" jusqu'au 23 août. Le nord du pays est confronté à des "températures très élevées (...) avec des températures atteignant localement jusqu'à 40-41°C" en Sardaigne, Toscane ou Lombardie.

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Une dizaine de villes dont Bologne, Florence, Rome ou Palerme sont déjà frappées d'une alerte rouge à partir de ce lundi. Gênes, Milan, Naples, Trieste et Venise rejoindront la liste mercredi. Les extrêmes du mois de juillet ne devraient cependant pas se répéter. Pour rappel, 48°C avaient été atteints dans le sud du pays. Des coupures de courant avaient même frappé le pays en raison de la forte demande d'électricité.

• L'Espagne cuit à petit feu

En Espagne, les températures ont augmenté dans la majeure partie de la péninsule, atteignant plus de 40°C dans les régions du nord-est de la Catalogne et de l'Aragon, et atteignant près de 44°C dans certaines parties de la région sud de l'Andalousie, a déclaré l'agence météorologique AEMET.

En parallèle, le pays fait face à des incendies dévastateurs, notamment à Tenerife. Environ 7% de la surface de l'île a été consumée par les flammes. Un incendie exacerbé par les conditions météorologiques favorables, sans oublier l'importante sécheresse propice aux feux de forêt.

La chaleur extrême et les circonstances météorologiques […] compliquent le travail des pompiers", a déclaré le président du gouvernement de l’archipel, Fernando Clavijo, lors d’une conférence de presse le 17 août.

• La Suisse sur le qui-vive

Si la France est particulièrement sous pression, le gouvernement helvétique est aussi sur le qui-vive. Vendredi 18 août, les autorités suisses ont appelé à une vigilance de niveau 4 (sur 5), dans plusieurs zones, jusqu'à la fin de semaine.

Une canicule intense affectera les régions de plaine de tout le pays ces prochains jours avec des températures maximales comprises entre 33°C et 37°C. La vague de chaleur sera plus prononcée au Sud des Alpes et sur le Bassin lémanique", a mis en garde Météo-Suisse.

• Le sud de l'Allemagne transpire

De l'autre côté du Rhin, en Allemagne, le service météorologique a mis en garde contre un "stress thermique extrême" dans la région du Rhin supérieur. Un tiers du pays est concerné.

D'une manière générale, tous les pays partageant une frontière avec la France souffrent du dôme de chaleur. Un phénomène rendu visible par Meteo Alarm, une organisation de plus de 20 pays recensant les avertissements de phénomènes métrologiques à travers l'Europe.

• En Grèce, chaleur et sécheresse entretiennent les flammes

En proie à d'importants feux partout sur son territoire, la Grèce est aussi la victime du dôme de chaleur. La température stagne à 36°C à Athènes depuis plusieurs jours, et ne devrait pas retomber de sitôt. À Gythio, fin juillet, ce sont 46.4°C qui ont été recensés, la quatrième température la plus élevée jamais recensée dans le pays.

Des facteurs qui, couplés à la sécheresse sévère et à des vents peu propices, entretiennent et favorisent les départs de feu. Ce mardi, des dizaines de milliers de personnes ont été appelées à quitter un district au nord de la Capitale.

• Le Royaume-Uni garde la tête froide

Toute l'Europe semble prise au piège des fortes chaleurs, mais un pays résiste à la vague tardive: le Royaume-Uni. Le pays est à la frontière du dôme, et profite d'un air plus frais. Sont attendus ce mardi à Londres 26°C aux heures les plus chaudes de la journée, ainsi que d'épais nuages dans le ciel. Les Britanniques, fidèles à leur tradition du "bande à part", font ainsi véritablement office d'exception.

"Nous ne verrons pas de températures aussi élevées que dans d'autres régions d'Europe, mais la semaine prochaine, il pourrait faire 25/26°C, voire 28°C d'un coup", a planifié pour GB News Jim Dale, météorologue des British Weather Services.

Les fortes températures qui touchent le continent sont-elles pour autant anormales? Il s'agit bien de la deuxième fois de l'été que les valeurs supérieures aux normales de saison sont atteintes en France, le premier épisode datant de début juillet.

Mais comme le montre une carte du New York Times basée sur les données de l'université du Maine, chez nos voisins ibériques, bien qu'il y fasse chaud, les températures ne dépassent que de peu les normales de saison.

La vague de chaleur n'en est pas moins anormale. Comme l'a souligné une étude australienne publiée en 2020 dans la revue Nature, le pourtour méditerranéen connaît des vagues de chaleur plus courantes, plus longues et plus virulentes à mesure que le climat se dérègle.

Article original publié sur BFMTV.com