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La candidature de Thierry Breton, l'ancien PDG d'Atos, à la Commission européenne acceptée par les eurodéputés

Business Insider

Thierry Breton assure qu'il sera "radical" face aux risques de conflits d'intérêt. Wikimédia

Thierry Breton va bientôt devenir commissaire européen au marché unique et au numérique. Les eurodéputés ont en effet approuvé sa candidature ce jeudi malgré les risques de conflits d'intérêts soulevés par certains groupes politiques. Lors de son audition, celui qui deviendra le premier grand patron de l'histoire de l'UE commissaire européen, s'est efforcé d'apaiser les craintes des eurodéputés. Face aux risques de conflits d'intérêts, "il n'y a qu'une seule solution, être radical. Je dis bien radical", a promis l'ancien ministre de l'Economie (2005-2007), dont le large portefeuille économique comprend plusieurs secteurs directement en lien avec son ancienne entreprise. 

Thierry Breton a dit son intention de se récuser sur les sujets qui concerneraient directement Atos, par exemple "des contrats" qui seraient passés avec l'UE. Mais de manière plus globale, il a exclu de se dessaisir des questions portant sur les secteurs sur lesquels évolue Atos, comme l'intelligence artificielle, la cybersécurité et les supercalculateurs. "Ce serait une aberration", a-t-il tranché, répétant à plusieurs reprises qu'il serait "commissaire sur l'ensemble du portefeuille." "Peut-être que ça ne vous ne plaira pas. Et bien vous ne voterez pas" en ma faveur, a-t-il dit au socialiste Timo Wölken.

Le choix de l'ancien PDG d'Atos a été approuvé par le PPE (droite), les libéraux de Renew, le groupe Socialiste et démocrates et les conservateurs d'ECR. La gauche radicale, les écologistes et l'extrême droite, minoritaires, avaient eux demandé que des clarifications supplémentaires lui soient réclamées par écrit. Thierry Breton devrait bientôt se saisir de son portefeuille, à moins que la composition de la future commission soit rejetée en bloc, comme le rappelle Les Échos.

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