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Canada: Trudeau mise sur le nationalisme immobilier pour sa réélection

·2 min de lecture

Le Premier ministre canadien Justin Trudeau veut taxer les logements des non-résidents. Populaire mais inefficace.

A dieu, ma cabane au Canada ? Dans sa présentation du budget 2021, la ministre des Finances du gouvernement Trudeau, Chrystia Freeland, a annoncé un nouvel impôt frappant les propriétaires étrangers et non résidents de propriétés immobilières au Canada utilisées moins de six mois par an. Cette taxe annuelle, d'un taux de 1 % sur la valeur du bien, applicable dès 2022, vise à sanctionner les étrangers qui "utilisent le Canada pour placer leur patrimoine passivement dans le logement" et nourriraient une bulle immobilière, a justifié la ministre. Un renversement spectaculaire. Jusqu'alors, le Canada, grand partisan de la mondialisation et d'une économie ouverte face au protectionnisme américain, encourageait l'accueil de capitaux internationaux. Grâce à la manne de l'argent en provenance d'Asie, le centre-ville de Vancouver s'est ainsi couvert de gratte-ciel qui ont changé sa morphologie et entraîné un boom économique durable de la région.

Mais le gouvernement Trudeau, minoritaire à la Chambre des communes, veut, à la veille de prochaines élections fédérales, envoyer un signal aux jeunes ménages contrariés dans leur accession à la propriété par l'envolée des prix de l'immobilier, nourrie par des taux d'intérêt bas. Le coût moyen d'une maison s'élevait, en mars, à 716 828 dollars, contre 544 824 un an plus tôt. Un choix politique assez populiste et surtout inefficace.

Evasion de capitaux

Car la mesure a déjà été testée en Colombie-Britannique depuis 2016.

"La province et la ville de Vancouver ont mis en place des taxes sur les logements vacants pour les étrangers d'abord, puis pour les Canadiens, explique Andrey Pavlov, professeur de finance à l'université Simon Fraser. Le résultat est désastreux. Les investisseurs ont été dissuadés, ou demandent une prime de risque sous forme de prix plus élevés. Le nombre de permis de construire a chuté. Et les loyers sont plus hauts qu'avant la taxe."

Les capitaux chinois se sont réorientés vers la ville américaine de Seattle, à deux[...]

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