Marchés français ouverture 2 h 7 min
  • Dow Jones

    33 666,34
    +116,07 (+0,35 %)
     
  • Nasdaq

    13 201,28
    +108,43 (+0,83 %)
     
  • Nikkei 225

    31 777,14
    -95,38 (-0,30 %)
     
  • EUR/USD

    1,0583
    +0,0016 (+0,15 %)
     
  • HANG SENG

    17 843,13
    +470,10 (+2,71 %)
     
  • Bitcoin EUR

    25 490,44
    +511,02 (+2,05 %)
     
  • CMC Crypto 200

    579,26
    +14,47 (+2,56 %)
     
  • S&P 500

    4 299,70
    +25,19 (+0,59 %)
     

Le Canada met en garde les voyageurs LGBT qui se rendent aux États-Unis : « Soyez prudents »

En juin dernier, des drapeaux LGBT ont été vandalisés par dizaines au Stonewall National Monument à New York en plein mois de la fierté.
En juin dernier, des drapeaux LGBT ont été vandalisés par dizaines au Stonewall National Monument à New York en plein mois de la fierté.

LGBT - Une déclaration qui n’a rien d’anecdotique. À partir de ce mardi 29 août, le gouvernement canadien a modifié ses recommandations aux voyageurs, pour y ajouter un avertissement à destination des membres de la communauté LGBT + qui souhaiteraient se rendre aux États-Unis.

Ottawa recommande notamment de « vérifier les lois locales » en faisant référence à « des lois et des politiques susceptibles d’affecter les personnes 2ELGBTQI + » dans certains États américains. Publié en ligne sur le site du ministère des Affaires étrangères, ce type d’avertissement vise habituellement des pays reconnus pour leurs violations des droits LGBT + tels que la Russie, l’Égypte ou encore l’Ouganda.

En général, les avis de voyage du gouvernement canadien concernent des risques liés à des situations d’instabilité politique ou encore de désastres naturels. Mais cette fois-ci l’avertissement comporte la mention : « soyez prudents quant aux manifestations publiques d’affection, comme s’embrasser ou se tenir la main en public, et à la manière dont elles peuvent être perçues dans les pays où les personnes 2SLGBTQI + sont victimes de discrimination ».

Avalanche de lois anti-LGBT aux États-Unis

Interrogée à ce sujet mardi en conférence de presse, la vice-première ministre canadienne, Chrystia Freeland, a souligné que cette décision n’était pas politique. « Nous avons des fonctionnaires au gouvernement dont le rôle est d’observer ce qui se passe dans le monde et de surveiller les dangers particuliers qui guettent certains groupes de Canadiens en particulier », a-t-elle déclaré.

L’avis d’Ottawa ne mentionne pas directement une loi ou un parti politique, mais il survient au moment où la rhétorique anti-LGBT + s’intensifie aux États-Unis. Ces derniers mois, une avalanche de lois transphobes ont été portées par des élus conservateurs.

« Depuis le début de l’année 2023, certains États américains ont adopté des lois interdisant les spectacles de travestis et restreignant l’accès de la communauté transgenre aux soins d’affirmation de genre et à la participation à des événements sportifs », a notamment souligné un porte-parole du gouvernement canadien auprès du média CBC.

En mai, la Floride avait adopté un projet de loi interdisant aux personnes transgenres d’utiliser des toilettes correspondant à leur identité de genre, sous peine d’accusations criminelles d’intrusion. En juin, la Cour suprême des États-Unis a autorisé pour la première fois certains commerces à écarter les clients LGBT + pour des motifs religieux. Dans le même temps, le Texas interdisait l’accès aux aides médicales pour les mineurs transgenres.

Selon les données compilées par l’association American Civil Liberties Union, pas moins de 500 projets de loi anti-LGBTQ + ont été déposés par les législateurs des différents États des États-Unis depuis le début de l’année. C’est déjà trois fois plus que pendant toute l’année 2022.

À voir également sur Le HuffPost :

Le compagnon de Giorgia Meloni critiqué après des propos sur un viol en réunion qui émeut l’Italie

États-Unis : La primaire républicaine entre dans le vif du sujet - DOSSIER