Canada / Eco : la Banque centrale laisse ses taux inchangés

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Comme anticipé, la Banque du Canada vient de maintenir son taux cible du financement à un jour à 1%. Le taux officiel d'escompte demeure à 1,25%, et le taux de rémunération des dépôts, à 0,75%.

L'évolution de l'économie mondiale a été largement conforme aux projections de la Banque énoncées dans le Rapport sur la politique monétaire (RPM) d'octobre. L'économie américaine croît à un rythme graduel et est freinée par l'incertitude entourant le précipice budgétaire. L'Europe (Chicago Options: ^REURUSD - actualité) demeure en récession. La croissance en Chine semble se stabiliser. Les cours des produits de base se sont maintenus à des niveaux élevés depuis la parution du RPM d'octobre, et les pressions inflationnistes à l'échelle du globe sont modestes, sous l'effet de la persistance de capacités excédentaires. La conjoncture financière mondiale demeure expansionniste, bien que vulnérable à des chocs majeurs venant des États-Unis ou de l'Europe, souligne la Banque.

Au Canada, l'activité économique a été faible au troisième trimestre, en partie à cause de perturbations temporaires au sein du secteur de l'énergie. Même si le rythme sous-jacent de l'économie semble légèrement plus faible qu'anticipé précédemment, on s'attend à ce que la croissance s'accélère au cours de 2013. L'expansion devrait être principalement alimentée par la hausse de la consommation et des investissements des entreprises, à la faveur des conditions financières très expansionnistes au pays. L'activité commence à reculer dans le secteur du logement, après avoir grimpé à des niveaux historiquement élevés. Même si le fardeau de la dette des ménages continue de s'alourdir, la progression du crédit aux ménages a ralenti. Il est trop tôt, cependant, pour déterminer si la modération de l'activité dans le secteur du logement et de la croissance du crédit sera soutenue. Les exportations canadiennes devraient se redresser progressivement mais continuer d'être limitées par l'atonie de la demande étrangère et les défis qui subsistent sur le plan de la compétitivité. Ces défis comprennent la vigueur persistante du dollar canadien, dont le cours est influencé par les mouvements vers les valeurs refuges et les retombées de la politique monétaire mondiale, détaille la Banque.