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Le Canada élargit son horizon migratoire

·2 min de lecture

A contre-courant des pays de l'OCDE, le gouvernement Trudeau veut accueillir 1,2 million de nouveaux résidents d'ici à 2023. Une nécessité économique pour le pays, qui cible des métiers « essentiels ».

En matière d'immigration, le Canada navigue à contre-courant. Alors que la plupart des pays de l'OCDE resserrent la vis avec la pandémie, le gouvernement Trudeau a annoncé qu'il espérait faire entrer 1,2 million de nouveaux résidents d'ici à 2023, soit 3 % de la population.

Selon Marco Mendicino, le ministre de l'Immigration, ce choix constitue un « élément-clé » pour le redressement économique du pays et sa prospérité à long terme. Sans cet apport, le Canada vieillirait. D'ici quinze ans, le ratio entre actifs et retraités passera de 3 à 2 pour 1. La pandémie n'a pas seulement renforcé la détermination d'Ottawa à importer des talents étrangers. Elle a aussi changé sa conception de ce que sont ces talents. Le 14 avril dernier, Marco Mendicino a annoncé ouvrir le statut de résident permanent à 90 000 personnes ne bénéficiant que d'une autorisation temporaire de séjour. Mais pas à n'importe qui. Principaux concernés : le personnel du système de santé ou ceux qui exercent d'autres « activités essentielles », comme les chauffeurs de poids lourds ou les maçons. Le solde est réservé aux étudiants étrangers diplômés d'une université canadienne.

Classement à points

Cette ouverture tend à effacer la vieille distinction entre deux types d'étrangers : les résidents permanents, dont la plupart deviendront citoyens, et les personnes autorisées à venir travailler ou étudier au Canada, mais censées repartir un jour. Ces résidents temporaires sont vitaux pour l'économie, atteignant 1,6 million de personnes, soit plus que de permanents. En 2018, les 700 000 étudiants étrangers ont dépensé 22,3 milliards de dollars canadiens (15 milliards d'euros), l'équivalent de 1 % du PIB. Mais ce statut temporaire présente une face sombre. De nombreux travailleurs possèdent des permis qui les contraignent à collaborer avec certains employeurs, ce qui les expose à des abus. L'an dernier, 2 000 ouvriers agricoles ont attrapé le Covid-19 en Ontario, après avoir été confinés dans les fermes qui les e[...]

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