La bourse ferme dans 7 h 9 min
  • CAC 40

    6 481,18
    -8,82 (-0,14 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    3 714,32
    -1,05 (-0,03 %)
     
  • Dow Jones

    32 774,41
    -58,13 (-0,18 %)
     
  • EUR/USD

    1,0207
    -0,0010 (-0,10 %)
     
  • Gold future

    1 805,90
    -6,40 (-0,35 %)
     
  • BTC-EUR

    22 529,25
    -983,39 (-4,18 %)
     
  • CMC Crypto 200

    534,19
    -23,16 (-4,16 %)
     
  • Pétrole WTI

    89,69
    -0,81 (-0,90 %)
     
  • DAX

    13 543,87
    +8,90 (+0,07 %)
     
  • FTSE 100

    7 480,83
    -7,32 (-0,10 %)
     
  • Nasdaq

    12 493,93
    -150,53 (-1,19 %)
     
  • S&P 500

    4 122,47
    -17,59 (-0,42 %)
     
  • Nikkei 225

    27 819,33
    -180,63 (-0,65 %)
     
  • HANG SENG

    19 589,61
    -413,83 (-2,07 %)
     
  • GBP/USD

    1,2083
    +0,0007 (+0,05 %)
     

Camaïeu, en cessation de paiement, demande son placement en redressement judiciaire

Nouveau coup dur pour Camaïeu: deux ans après sa reprise par la Financière immobilière bordelaise, le géant du prêt-à-porter, en cessation de paiement, a demandé son placement en redressement judiciaire au tribunal de commerce de Lille, qui rendra lundi sa décision.

L'enseigne nordiste - qui emploie 2.571 salariés dans 538 magasins - "a demandé l'ouverture d'une procédure en redressement judiciaire avec plan de continuation", a indiqué la direction de Camaïeu dans un message à l'AFP. La décision a été mise en délibéré pour lundi 15h00.

"La demande de Camaïeu est motivée par une accélération des difficultés de l'entreprise et plus particulièrement par les conséquences" d'un arrêt de la Cour de Cassation, daté du 30 juin, "refusant aux commerçants la baisse des loyers de la période Covid", a expliqué la direction.

"L'objectif majeur (...) est de préserver la pérennité de l'entreprise", a-t-elle assuré.

A son arrivée au tribunal, Wilhelm Hubner, qui préside HPB (Hermione, People & Brands) - la division distribution de la FIB de l'homme d'affaires bordelais Michel Ohayon - a précisé à l'AFP "qu'une partie des loyers" avait été suspendue en juin 2021, pour enclencher des négociations avec les bailleurs.

"Pour certains, des accords ont été trouvés", mais d'autres sont allés au contentieux, a-t-il indiqué, sans préciser leur nombre ni le montant des impayés.

- Camaïeu "va devoir payer" -

Camaïeu s'était déclaré lundi en "cessation de paiement" auprès du tribunal de commerce, a indiqué son président à l'AFP.

Selon Thierry Siwik, délégué CGT de Camaïeu, la direction "a envoyé en juin 2021 un courrier à des dizaines de bailleurs concernant, selon nos informations, entre 250 et 300" magasins", pour annoncer "une suspension du paiement des loyers en raison d'un +cas de force majeure+".

"La direction a raconté au CSE, qu'elle essayait de renégocier les loyers", suite à l'épidémie de Covid-19 et une baisse générale de la fréquentation des magasins d'habillement, a-t-il affirmé. Mais "aujourd'hui (...) la direction va devoir payer", a-t-il poursuivi, invoquant les arrêts de la Cour de cassation.

Dans trois arrêts, la plus haute juridiction a de fait obligé les commerçants à s'acquitter de leurs loyers non payés pendant la période où les commerces non essentiels étaient fermés du fait de l'épidémie de Covid-19, jugeant que la situation n'était pas imputable aux bailleurs et n'avait pas privé définitivement les commerçants d'utiliser leurs locaux.

- "Casse sociale" -

M. Siwik estime à "50 à 60 millions d'euros" le montant des loyers non versés. "Cet argent, ils ne l'ont pas mis de côté. La dette est considérable", et si le redressement judiciaire permet de la "geler" provisoirement, à long terme "il va forcément y avoir de la casse sociale", s'est-il inquiété.

En août 2020, la FIB avait repris 511 des 634 magasins en France et environ 2.600 salariés sur plus de 3.100, dans le cadre d'une restructuration sous l'égide du tribunal de commerce de Lille. Elle avait lancé un grand plan de transformation et un "travail de fond sur la marque et l'offre".

La nouvelle direction s'était donné deux ans pour remettre l'entreprise à l'équilibre, avec l'objectif de retrouver en 2023 le chiffre d'affaires de 2019 - 570 millions d'euros.

Selon la direction, le chiffre d'affaire s'est établi pour 2021 à "552 millions TTC".

"La reprise s'est déroulée dans un contexte effroyable", avait pointé à l'AFP il y a un an M. Hubner, relevant qu'entre la crise sanitaire et une cyber-attaque en juin 2021, l'entreprise n'avait pas connu "un seul mois normal".

La cyberattaque a coûté à elle seule 40 millions d'euros.

Crise sanitaire, baisse généralisée du trafic en magasins, montée de l'inflation: selon la Fédération du commerce spécialisé Procos, l'ensemble de la distribution textile est à la peine, avec des ventes pour la période janvier à mi-juin inférieures de 13% au niveau de 2019.

cda-eva/cab/sp

Notre objectif est de créer un endroit sûr et engageant pour que les utilisateurs communiquent entre eux en fonction de leurs centres d’intérêt et de leurs passions. Afin d'améliorer l’expérience dans notre communauté, nous suspendons temporairement les commentaires d'articles