La bourse est fermée

Les cadres, prolétaires 2.0 ?

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En fuyant un open space pour créer sa startup, se lancer dans un commerce de proximité ou encore proposer ses services d'aide à la personne, les anciens cadres reconvertis quittent tout un univers pour en rejoindre un autre. Souvent surdiplômés pour leurs nouvelles missions, ils ne se contenteraient pas tout bonnement de les mener ; ils les font monter en gamme.

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Dans son ouvrage, Jean-Laurent Cassely fait l'hypothèse suivante :

« Et si, en changeant de métier, de cadre de travail et d'aspirations, ce groupe était, au contraire, en train de reclasser, voire de surclasser, des secteurs dévalorisés ? »

Le bagage acquis lors de précédentes expériences est sans nul doute utilisé. Philippe Caumont, ingénieur, ancien commercial, est aujourd'hui à la tête d'une startup qui met en lien les agriculteurs et les consommateurs, en témoigne : « L'expérience passée est primordiale, elle m'a appris énormément de choses, et si, aujourd'hui, mon quotidien est différent, il y a toujours des facettes que je retrouve : le pilotage d'activité, l'animation d'équipe, le travail sur Excel... » Ce qu'explique Jean-Laurent Cassely, dans son ouvrage :

 « C'est justement en transposant les expertises et les manières de penser propres à cet environnement qu'ils fuient, qu'ils créent de la valeur et de la différenciation lorsqu'ils prennent en main leurs nouveaux métiers. Qu'ils enfilent leur tablier ou se mettent derrière les fourneaux, la capacité de recul critique, de conceptualisation et de réflexion stratégique qui distingue les manipulateurs d'abstractions ne les quitte jamais tout à fait. »

Ces reconvertis particuliers, avec une expérience et un recul, proposent, de fait, une offre premium de leurs produits ou de leurs services.

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