La bourse est fermée

Un cadre d'Airbus a fait marcher ses collaborateurs sur du verre... son licenciement est confirmé

Pour souder ses équipes, un cadre d'Airbus avait incité ses employés à marcher sur du verre pilé en 2014.

À l'occasion, d'un « team building » (un événement organisé pour resserrer les liens entre les salariés d'une entreprise ou d'une structure, ndlr), un cadre d'Airbus avait eu une idée pour le moins originale. Il avait demandé à ses employés de marcher sur du verre pilé. Une initiative qui remonte à 2014 et qui avait provoqué son licenciement à l'époque, rapporte La Dépêche. Mais jugeant ce licenciement abusif, il n'avait pas hésité à le contester devant la justice. Dans sa démarche, il voulait simplement souder les liens entre ses équipes. Pour ce faire, il avait inviter les participants à « casser tour à tour une bouteille en verre enroulée dans une serviette à l’aide d’un marteau, à déposer le verre brisé sur un morceau de tissu étendu au sol et à faire quelques pas sur le verre ainsi brisé pieds nus ».

Un exercice qui avait particulièrement choqué certains collaborateurs. Un d'entre eux avait d'ailleurs refusé d'y participer et était sorti de la salle « en larmes ». Alors que son expérience traumatisante aurait pu s'arrêter là, le cadre avait incité l'employé à prendre la parole devant tout le monde pour exprimer ce qu'il ressentait. Le lendemain, il avait raconté sa situation à son médecin du travail, et à des responsables du service des Ressources Humaines, craignant subir des représailles de la part de son patron. Airbus avait alors décidé de lancer une enquête interne.

Bien que certains employés, qui avaient participé à ce « team building » assurent que l'activité était basée sur la base du volontariat, ils se sont sentis « obligés de participer sous la pression du groupe malgré le risque évident d'être coupés ». De son côté, devant le tribunal, le cadre mis en cause décrit une « expérience sans danger » qui « n'était pas contrainte ». Deux mois après les faits, il est licencié en janvier 2015. La justice vient de valider cette décision en s'appuyant sur l'article L4122-1 du Code du travail : « Il incombe à chaque travailleur de prendre(...)

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