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"Cachets records", "concurrence exacerbée" : les festivals de musique plus que jamais menacés

We Love Green

DOSSIER-ENQUÊTE. La saison estivale a révélé les tensions extrêmes qui font tanguer le modèle économique de nombreux festivals de musique. Entre cachets vertigineux d’acteurs star, l’inflation des coûts, la désaffection du public, l’équation financière est de plus en plus compliquée, même si certains affichent une belle réussite. Dans les coulisses, la course aux grands noms attise la concurrence. Le secteur, partagé entre festivals privés et structures associatives, semble être à un tournant de son histoire.

Sous la chaleur de l'été 2022 et devant des foules en délire, le rappeur Orelsan a arpenté les scènes de Pause Guitare, Musilac, Garorock, Francofolies, Vieilles Charrues et bien d'autres. Laylow, l'autre figure du rap français enflammait, elle aussi, les festivals hexagonaux : le Cabaret Vert, Crossover, Bauregard, Marsatac, We Love Green, Garorock... La tournée - aux dizaines de dates - de ces deux noms majeurs témoigne de la course effrénée que se livrent les événements musicaux français.

Une frénésie dont les artistes en vogue savent jouer, bien au-delà de ces stars : les prix des cachets s'envolent et mettent en péril certains festivals dont le modèle économique - la billetterie et subventions publiques - est extrêmement dépendant de ces ténors. Ce facteur - crucial - parmi de nombreux autres, fait tanguer certains festivals. Face à des coûts qui explosent et des recettes qui n’augmentent pas, voire baissent, l’équation financière relève, pour beaucoup, de la haute voltige. La saison estivale 2022 a été emblématique de tensions extrêmes dans le secteur des festivals de musique.

Musilac, à Aix-Les-bains, est au bord de la faillite, accusant un déficit de 1,2 million, tandis que Garorock (Olympia Production), à Marmande, a vu sa fréquentation baisser à 140.000 en 2022, contre 160.000 en 2019. Les chiffres qui seront dévoilés fin septembre par Le Prodiss devraient confirmer les inquiétudes confiées à Challenges par une dizaine d'acteurs du secteur. Des témoignages qui révèlent combien ce bien public et particulier - la culture - est pris dans une spirale d'économie de marché. Le secteur, partagé entre festivals privés et structures associatives, semble être à un tournant de son histoire.

Concurrence exacerbée entre les festivals

Pour être rentable aujourd’hui, un festival doit atteindre un taux de remplissage de 95% à 100%, contre 80% en 2019. “Ces événements ont toujours été fragiles avec un taux de marge très faible mais le contexte inflationniste, [...]

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VIDÉO - Les festivals européens s'interrogent sur le maintien d'artistes russes dans leurs programmations