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Bygmalion: le procès du financement politique

·2 min de lecture

Le procès, qui s'ouvre ce mercredi, révèle les failles persistantes de notre système de contrôle des dépenses des candidats à la présidentielle et des partis politiques.

La campagne présidentielle de 2012 n’a pas encore livré tous ses secrets. Le Palais de justice de Paris accueille, ce mercredi après-midi, le , du nom de cette agence d’événementiel au cœur d’une vaste fraude ayant permis à de dépenser 42,8 millions d’euros. Soit 19,7 millions de plus que le plafond légal. La suite de l'audience risque toutefois d’être reportée à une date ultérieure, l’un des principaux avocats ayant contracté le Covid-19. Des cadres de Bygmalion et de l’UMP sont poursuivis pour faux et escroquerie. Quant à Nicolas Sarkozy, il est pour avoir, malgré les alertes, dépassé le plafond légal. Il risque un an de prison en tant que bénéficiaire des fraudes. "L’enquête n’a pas établi qu’il les avait ordonnées ni qu’il y avait participé ni même qu’il en avait été informé", a estimé le juge d’instruction. Depuis 1995, toutes les campagnes présidentielles ont fait l’objet d’enquêtes judiciaires portant sur leur financement, y compris 2017 (voir encadré ci-dessous). Ces affaires illustrent les failles persistantes de notre système de contrôle de la vie politique.

Dépenses maquillées

La commission chargée de surveiller les comptes des campagnes, la CNCCFP, a ainsi été incapable de détecter l’entourloupe Bygmalion. Cette fraude s’est appuyée sur la prise en charge directe par l’UMP du financement de la campagne. Une pratique légale mais qui a permis, selon le juge, de maquiller certaines dépenses et de les déplacer vers les comptes du parti. S’apercevant que le coût de la campagne dérapait, l’équipe Sarkozy a demandé à Bygmalion de refaire a posteriori des factures sous-évaluées pour les meetings du candidat. Pour compenser, l’agence a produit d’autres fausses factures correspondant soit à des évènements fictifs de l’UMP soit à des évènements réels, dont les prestations ont, cette fois, été surévaluées. Grâce à ce tour de passe-passe, seuls 4,2 millions facturés par Bygmalion ont été intégrés dans les comptes de campagne et 16,2 millions ont été noyés dans les[...]

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