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Bruno Le Maire promet que l'État apportera "les moyens" pour éviter le "naufrage" de l'économie

L'État apportera "les moyens financiers nécessaires aussi longtemps que la crise durera", pour éviter "un naufrage" de l'économie lié à la pandémie de Covid-19. C'est la promesse forte du ministre des Finances Bruno Le Maire dans le Journal du Dimanche ce 5 avril. "Je préfère que nous nous endettions aujourd'hui, en évitant un naufrage, plutôt que laisser détruire des pans entiers de notre économie", a-t-il déclaré. Selon le ministre, "sur huit jours, 20 milliards d'euros de prêts" garantis par l'État ont été "demandés par plus de 100.000 entreprises". Pour aider les entreprises à passer le choc du confinement, l'État a également annoncé qu'il garantirait jusqu'à 300 milliards d'euros de prêts bancaires, soit l'équivalent de 15% du produit intérieur brut (PIB) français.

En outre, 5 millions de salariés bénéficient du chômage partiel et "en trois jours, 450 .000 petites entreprises ont sollicité le fonds de solidarité", a dit Bruno Le Maire, précisant que ces dispositifs "seront réabondés autant que nécessaire". Le fonds de solidarité mis en place par l'État prévoit 1.500 euros maximum d'indemnisation pour les petites entreprises ayant subi au moins 50% de baisse de chiffre d'affaires par rapport à mars et avril 2019, plus une aide de 2.000 euros accordée au cas par cas pour celles menacées de faillite.

Un "plan de relance" après la crise

"Nous n'avons pas de difficultés à lever de l’argent sur les marchés financiers. Nos taux d'intérêt restent à des niveaux raisonnables", a indiqué le ministre, en souhaitant qu'après la crise "un plan de relance, aux niveaux national et européen" permette "de redémarrer la machine le plus vite possible". Quant aux grandes entreprises en difficultés, le ministre dit avoir "transmis au président et au Premier ministre une liste d'une vingtaine d'entreprises stratégiques fragilisées et des solutions pour les aider : garanties de prêts, montée au capital, recapitalisation, et, en dernier ressort, nationalisation".

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