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Brioche dorée : le cador du jambon-beurre ne fait plus recette

Midi trente, au centre commercial Vélizy 2, près de Paris. Malgré la grève qui paralyse l’Ile-de-France en ce jour de décembre, le nouvel espace de restauration inauguré quelques mois plus tôt au deuxième niveau de la galerie fait le plein. Sur 15.000 mètres carrés, 23 enseignes se disputent le chaland. Et il y en a pour tous les goûts : bars à salades, burgers, street food libanaise et française, crêpes, bistrot à mozzarella, burritos, poke bowls hawaïens… A l’étage en dessous, la carte de sandwichs et de viennoiseries du kiosque Brioche dorée en paraîtrait du coup bien morne. Le cador du jambon-beurre a-t-il pâti de cette avalanche de nouveaux mets ? "Ben, un peu quand même", marmonne une employée en enfournant un malheureux "chèvre-légumes" dans le micro-ondes.

Pas de doute, la célèbre marque du Groupe Le Duff, qui, outre Brioche dorée (267 millions d’euros de chiffre d’affaires), détient les restaurants Del Arte (pizzas, pâtes…) en France, La Madeleine aux Etats-Unis ou encore Kamps en Allemagne, a pris un coup de vieux. Les performances des 130 succursales françaises (sur 443 points de vente dans le monde, dont 60% en franchise) l'attestent. Sur ce périmètre, le seul pour lequel les données sont disponibles, le résultat d’exploitation n’a été positif qu’une fois depuis 2014. En 2018, le trou a atteint 8,5 millions d’euros, et plus de 10 millions l’année précédente.

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Des résultats décevants, alors que le snacking ne cesse de progresser et pèse désormais près de 63% de la restauration hors foyer. "Il faut appréhender les comptes dans leur globalité !", élude Antoine Barreau, directeur général de la restauration du groupe Le Duff. Pour lui, avec 2 milliards d’euros de chiffre d’affaires, la maison mère est largement en mesure de compenser les baisses de régime de Brioche dorée, qui ne représente après tout que 17% de l’activité globale. "Nos capitaux propres sont très importants, il n’y a pas de quoi

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