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Brienz, un village suisse évacué sous les grondements de la montagne

DENIS BALIBOUSE / REUTERS

Toutes les dix minutes, la montagne gronde. Elle s’exprime en un son profond et impressionnant, un bruit répétitif, témoin des multiples chutes de pierres qui dévalent son flanc au quotidien. Ce vacarme est devenu insoutenable pour une partie des habitants. “La nuit, quand le temps est maussade, je n’arrive plus à dormir tellement les éclats de roche sont devenus fréquents. Pourtant j’habite ici depuis soixante ans et je n’avais jamais imaginé partir un jour”, témoigne Elisabeth.

Enfoui en plein cœur des Grisons [en Suisse orientale], le petit village de Brienz vit une semaine historique. Et dramatique. Perché sur une vaste colline enherbée, ce petit hameau ressemble pourtant à tous les autres qui lui font face sur les autres pans de la montagne, avec sa cinquantaine de chalets en bois typiquement suisses et surtout son clocher qui surplombe toutes les autres bâtisses.

Mais, alors que les prairies verdoyantes et la forêt se répandent à des kilomètres à la ronde, Brienz jouit d’une toile de fond moins bucolique. La montagne en arrière-plan subit depuis de nombreuses années une forme d’érosion et s’effrite brutalement. Les premiers blocs de pierre, aussi gros qu’une camionnette et lourds de plusieurs tonnes, ont dévalé la pente pour terminer leur chemin en contrebas de la falaise, à une cinquantaine de mètres de l’entrée du village.

Précipitations et redoux

Il faut dire que, ces derniers temps, le phénomène s’est nettement intensifié à cause des nombreuses précipitations et du redoux printanier. Le plan d’évacuation a donc été déclenché. Mardi [11 mai] matin, les autorités de la commune d’Albula, à laquelle appartient Brienz, ont ordonné à la centaine de villageois de quitter les lieux avant vendredi soir 18 heures. En prévenant qu’ils ne pourront probablement pas retourner chez eux avant plusieurs semaines, voire plusieurs mois.

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Pour certains, ce départ précipité a nécessité une organisation importante. “Nous n’avons pas encore pu réaliser ce qu’il se passe car nous n’avons pas eu le temps de respirer ces derniers jours”, témoigne avec les yeux humides Annette Bonefaci, agricultrice à Brienz avec son mari et ses enfants. Jeudi [13 mai], l’ensemble du bétail a dû être évacué d’urgence à l’aide de deux camions :

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