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Bridgestone Béthune: nouvelle réunion, une réponse de la direction attendue

·2 min de lecture
L'usine Bridgestone de Béthune (pas-de-Calais) le 21 septembre 2020
L'usine Bridgestone de Béthune (pas-de-Calais) le 21 septembre 2020

La ministre de l'Industrie, Agnès Pannier-Runacher, a entamé jeudi à Béthune (Pas-de-Calais) une nouvelle réunion avec la direction de Bridgestone, des élus et les syndicats, pour un point sur le projet de sauvetage du site local de production de pneumatiques, menacé de fermeture.

La réunion d'aujourd'hui "va permettre de savoir à quoi s'en tenir avec eux (la direction Europe): ils nous baladent ou ils ne nous baladent pas?", a affirmé à l'AFP à son arrivée le président (ex-LR) des Hauts-de-France, Xavier Bertrand.

Les élus et syndicats attendent une réponse de la direction au scénario alternatif proposé par Bercy, prévoyant une continuation de l'activité avec le maintien, selon l'intersyndicale, de "525 à 555 emplois" sur les 863 du site.

"Je suis bien inquiet. On va avoir des réponses mais je ne sais pas lesquelles", a affirmé l'avocat de l'intersyndicale, Me Stéphane Ducrocq.

"S'ils nous disent +pas d' alternative+ après nous avoir fait mariner pendant deux mois, la réaction du personnel risque de ne plus être sous contrôle", a-t-il mis en garde, redoutant que la direction n'essaie "d'acheter le silence des salariés avec des indemnités plutôt correctes".

La ministre de l'Industrie s'était déjà rendue à Béthune le 6 novembre, où elle avait partiellement rassuré les salariés. Elle leur avait en effet indiqué que l'Etat était prêt à prendre sa part au financement de l'investissement d'une centaine de millions d'euros nécessaire au projet alternatif de fermeture du site. Envisagé par le cabinet Accenture, mandaté par Bercy pour étudier ces scénarios alternatifs, ce projet vise à équiper l'usine afin d'y produire à l'horizon 2025 1,3 millions de pneus par an, de qualité supérieure à ceux de petit calibre actuellement manufacturés à Béthune.

Reste à connaître la position de la direction sur cette alternative.

L'annonce mi-septembre de la volonté du géant japonais du pneumatiques de fermer son usine de Béthune courant 2021 avait suscité un branle-bas de combat politique, le gouvernement s'engageant à "contre-expertiser" le scénario ayant conduit à ce projet.

bj-cba-rl/sp