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Comment le militant écologiste Brice Lalonde est devenu pronucléaire

·2 min de lecture

INTERVIEW- Ancien ministre de l’Environnement en 1988 et fondateur du parti Génération Ecologie, Brice Lalonde préside aujourd’hui Equilibre des énergies, un think tank soutenu entre autres par EDF, Total Energies et Schneider Electric. Il explique pourquoi le militant antinucléaire qu’il a été approuve la décision d’Emmanuel Macron de relancer la construction de nouvelles centrales.

Challenges- Comment êtes-vous passé de militant anti-atome à avocat du nucléaire?

Brice Lalonde- J’ai milité dans ma jeunesse contre le nucléaire. Mais depuis 1988, date de la création du , le changement climatique est devenu une priorité. Cette révolution copernicienne amène tous les peuples, les gouvernements et aussi les écologistes à revoir leurs positions. Or, le monde écologiste est resté sur son logiciel des années 1970. Et il faut le quitter en ce qui concerne l’énergie.

De quel logiciel parlez-vous?

De la vision anti-nucléaire à l’allemande. Les partis verts se sont constitués au début des années 1980 dans la lutte contre l’atome et contre les OGM. Leurs discours disaient que l’électricité est mauvaise car elle n’existe pas dans la nature et qu’il faut de l’énergie pour la créer. C’est parfaitement exact. Mais c’est en porte-à-faux par rapport à la réalité écologique de la planète. Or, aujourd’hui, à la Commission européenne, parmi les intellectuels, tout le monde est sur cette ligne.

"L'ennemi doit être le CO2"

Pour vous, l’ennemi a changé donc…

L’ennemi, cela devrait être le CO2. Ce qui compte, c’est la lutte contre le réchauffement climatique. Moi, si j’ai changé d’avis, c’est parce qu’on ne peut pas changer le changement climatique. L’urgence, c’est de décarboner. Et si on veut le faire vraiment, il faut plus d’énergie décarbonée.

Donc, quand Emmanuel Macron annonce – en pleine COP26 – la relance de la construction de centrales, vous dites qu’il a raison ?

Je dis qu’il a le courage politique d’avertir les Français qu’on n’y arrivera pas sans le nucléaire. Aujourd’hui, 65% de la consommation énergétique de la France repose encore sur les énergies fossiles, et 18% sur le nucléaire. Emmanuel Macron s’appuie sur un et l’Agence Internationale de l’énergie sur la façon d’arriver à la neutralité carbone en 2050. Par ailleurs, sa décision est d’autant plus importante que les Russes comme les Chinois foncent dans la même direction. Ce serait absurde de no[...]

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