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Brexit: les ultimes marchandages révèlent des divisions chez les 27

·2 min de lecture

Il y a, pour la première fois depuis quatre ans que le référendum s’est tenu au Royaume-Uni, des fissures apparentes entre les 27 pour ces derniers mètres avant une éventuelle solution pour un accord post-Brexit…

Avec notre correspondant à Bruxelles, Pierre Bénazet

Plus personne n’ose désormais dire qu’on est dans la dernière ligne droite du Brexit tant les échéances, un temps présentées comme contraignantes, ont été dépassées. Mais la tension est palpable à Londres où sont réunis les négociateurs des deux camps pour ce que chacun présente comme les heures ultimes des pourparlers. Jusqu’aux prochaines heures ultimes…

La contrainte du calendrier se fait pourtant chaque jour plus pressante: la rupture définitive entre le Royaume-Uni et le continent aura lieu le 31 décembre, date à laquelle les Britanniques, qui ont officiellement quitté l'UE le 31 janvier, cesseront d'appliquer les normes européennes. Or, pour qu'un éventuel accord puisse être ratifié dans les temps par les parlements britannique et européen, c'est cette semaine que les discussions doivent se conclure, assurent les Européens.

Les deux parties peinent toujours à avancer sur les trois même points : l'accès des pêcheurs européens aux eaux britanniques, les garanties réclamées à Londres en matière de concurrence et la manière de régler les différends dans le futur accord.

Accord, bon accord, pas d'accord...

Or, parmi les 27 tous ne sont plus exactement sur la même longueur d’ondes, c’est en tout cas ce que laissent entendre certains. Il y aurait d’un côté les pays riverains de l’Atlantique et surtout de la mer du Nord qui n’entendent rien lâcher, en particulier sur la pêche. Boris Johnson en a fait un dossier symbolique et ils adoptent une attitude similaire. D’autres comme la Commission européenne ou l’Allemagne, qui exerce la présidence tournante de l’Union, seraient prêtes à plus de souplesse pour arracher un accord.

« La France n’est pas prête à octroyer un accord post-Brexit à n’importe quelle condition », avertit à distance le Premier ministre français en visite chez les pêcheurs de Boulogne-sur-Mer. Gardons notre sang-froid, leur demande à tous le ministre des Affaires étrangères de l’Irlande, le pays qui a le plus à craindre du Brexit. Certains estiment désormais que tant de concessions ont été faites par l’UE qu’il faudrait carrément demander un nouveau mandat de négociation aux 27 capitales pour imaginer aller plus loin.

L’incertitude en est parvenue à un tel degré que personne n’ose prédire ce que Michel Barnier dira ce vendredi après-midi aux ambassadeurs des 27 qu’il doit rencontrer ici. Soit un accord enfin sur la table soit des divergences telles que les négociations devront encore se poursuivre.