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Brexit: quand la question irlandaise s'invite dans les débats en marge du G7, le ton monte

·3 min de lecture

En marge du sommet des 7 pays les plus industrialisés, les échanges sont vifs entre participants au G7 sur l'après-Brexit et surtout la question de l'Irlande du Nord. Ce dossier a déjà été au menu des entretiens entre Joe Biden et Boris Johnson avant le sommet et ce samedi matin, le ton est monté.

Le gouvernement britannique « n'hésitera pas » à passer outre l'accord de Brexit concernant l'Irlande du Nord si les Européens refusent de faire preuve de flexibilité, a averti samedi Boris Johnson sur la chaîne Sky News. « Si le protocole continue d'être appliqué de cette manière, nous n'hésiterons pas à invoquer l'article 16 » de l'accord sur l'Irlande du Nord qui permet de passer outre certaines dispositions, a précisé le Premier ministre britannique.

Peu avant cette menace, Boris Johnson avait appelé ce samedi les Européens à faire preuve « de pragmatisme et de compromis » sur les dispositions post-Brexit pour l'Irlande du Nord, à l'origine de vives tensions dans la province britannique.

À lire aussi : Irlande du Nord: tension en hausse au sein de la communauté unioniste

Boris Johnson « a exprimé clairement son souhait de pragmatisme et de compromis de la part de tous mais a souligné que la protection de l'accord [de paix] du Vendredi Saint était primordiale », a indiqué Downing Street après une série de rencontres avec le président français Emmanuel Macron, la chancelière allemande Angela Merkel et les chefs de l'UE, Ursula von der Leyen et Charles Michel.

Ces deux derniers avaient publié simultanément un peu plus tôt sur le réseau Twitter un communiqué commun : « Les deux côtés doivent appliquer ce sur quoi nous nous sommes mis d'accord. L'unité de l'UE à ce sujet est totale », ont-ils tweeté, estimant que les mesures adoptées pour l'Irlande du Nord permettaient de « préserver » la paix dans la province.

Et ce samedi matin, c'est le président français Emmanuel Macron qui avait ouvert le ban demandant au Premier ministre britannique de respecter « la parole donnée aux Européens » dans le cadre du Brexit.

Le président français a proposé un « reset », une remise à plat ou un redémarrage des relations entre Paris et Londres, rapporte notre envoyée spéciale Cléa Broadhurst, à condition que Boris Johnson respecte les accords sur le Brexit conclus avec l’Union européenne en décembre dernier. Une main tendue de la part d’Emmanuel Macron, mais aussi, et surtout, une façon de donner le ton et d’être à l’offensive, en faisant preuve de fermeté sur le dossier du Brexit. Le président français se veut, en effet, le précurseur et chef de file des Européens.

Enfin, ce dossier nord-irlandais avait également été discuté lors de la rencontre entre Joe Biden et Boris Johnson jeudi.

Une frontière vécue comme une blessure par les loyalistes

L'Union européenne reproche à Londres de ne pas respecter, pour des raisons de politique intérieure, le protocole sur l'Irlande du Nord, avec pour conséquence de mettre un mal un fragile équilibre et de favoriser le retour d'une frontière avec la République d'Irlande. L'accord sur le Brexit place une frontière vécue comme une blessure par les loyalistes nord-irlandais qui craignent par dessus tout une réunification politique de l'île.

Pour calmer leur colère, Londres a décalé unilatéralement la mise en oeuvre de certains contrôles douaniers sur les marchandises jusqu'au mois d'octobre, mesure à laquelle les Européens ont riposté en lançant une procédure d'infraction.

Négociateurs européens et britanniques s'étaient retrouvés en milieu de semaine, à deux jours du G7, pour tenter de trouver un accord sur ce « protocole nord-irlandais » négocié dans le cadre du Brexit. Sans succès.

À lire aussi : échec des discussions sur le protocole nord-irlandais

(Avec agences)

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