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Brexit : et maintenant ?

«Get Brexit done». Le très populaire slogan de campagne des conservateurs a fait mouche auprès des électeurs britanniques, lassés par l’interminable feuilleton qui se déroule à la Chambre des communes depuis maintenant trois ans et demi.

Avec 365 députés élus sur un total de 650, le parti de Boris Johnson a obtenu une très confortable majorité de 80 sièges – du jamais vu pour les Tories depuis 1987.

Cette victoire, dont l’ampleur a été largement sous-estimée par les sondeurs, donne à l’ex-maire de Londres la marge de manœuvre qui a tant manqué à Theresa May. Le Premier ministre a désormais les coudées franches pour faire valider au Parlement très rapidement (avant Noël a-t-il promis) l’accord de sortie négocié avec l’Union européenne (UE) en octobre.

Conséquence : le Brexit aura bien lieu le 31 janvier prochain.

Période de transition

Leur divorce consommé, Londres et Bruxelles entameront, dès le 1er février, une période de transition destinée à négocier leur future relation commerciale. Le Royaume-Uni restera dans le marché unique et l’union douanière avec l’UE durant cette phase, censée s’achever fin 2020.

Problème : boucler un accord dans un si bref délai (onze mois !) paraît peu réaliste. Pour rappel, les deux derniers accords d’envergure entrés en vigueur dans l’UE, avec le Canada puis le Japon, ont respectivement été précédés de six et sept années de négociations…

Le gouvernement britannique peut obtenir une extension de deux ans de la période de transition, à fin 2022. Mais il doit en faire officiellement la demande avant le 1er juillet 2020. Durant la campagne électorale, Boris Johnson a exclu toute prolongation, en cohérence avec l’idée d’en finir au plus vite : «Get the Brexit done».

Faute d’extension ressurgirait immanquablement le scénario, cette fois-ci à horizon fin 2020, d’un Brexit sans accord commercial Cliquez ici pour lire la suite