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Brexit: quand on attaque la City, elle contre-attaque

·2 min de lecture

L'Europe veut stopper sa dépendance vis-à-vis de la place de Londres. Mais celle-ci, même affaiblie par le « no deal » financier, a tous les atouts.

A l'aube du Brexit, une frange de souverainistes britanniques espérait voir la City régner en majesté sur les hubs financiers mondiaux, délestée des lourdeurs de la régulation européenne. A l'inverse, les Remainers craignaient que la sortie de l'Union européenne eût pour effet de démanteler ses emplois et son marché de capitaux. Aucune des deux prophéties ne s'est pleinement réalisée. Et même, lorsque l'on compare le Royaume-Uni à l'Europe, les Britanniques semblent ne pas encore souffrir du « no deal » financier (lire la chronique de Patrick Artus, page 40). Mais, à plus long terme, la City a du souci à se faire.

En effet, l'accord signé à la hâte entre le Royaume-Uni et l'Union européenne le 31 décembre 2020 au soir a fait l'impasse sur ce pan de l'économie. Une lettre d'intention esquissant un protocole d'accord sur les services financiers devait être signée fin mars. Toujours rien. A ce stade, plus de 440 entreprises liées à cette activité ont délocalisé une partie de leurs équipes, actifs ou entités juridiques en Europe, indique une étude du think tank New Financial publiée en avril. Plus de 1 045 milliards d'euros d'actifs bancaires auraient fui la City - soit près de 10 % du système bancaire britannique. Et, pour New Financial, ces chiffres sous-estiment les dégâts.

Car l'Union européenne veut stopper sa dépendance vis-à-vis de la City. Bruxelles lui a accordé deux équivalences sur une quarantaine de services qu'elle propose. Le Royaume-Uni en a plus d'une vingtaine avec les Etats-Unis. En juin, la Commission européenne a musclé son contrôle des transferts financiers depuis Londres. Elle traque les banques qui tenteraient d'y conserver le cœur de leurs activités opérationnelles tout en servant des clients européens, en implantant des « coquilles vides » sur le continent. L'ancien commissaire européen britannique Jonathan Hill le constatait sèchement en janvier : « Les Européens ne nous feront pas de cadeau. »

Le Royaume-Uni fourbit ses armes pour mener la con[...]

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