La bourse est fermée

Branle-bas de combat à l'Assemblée nationale pour sauver le soldat Castaner

C'est une opération périlleuse et sans garantie de réussite. Face aux attaques de l'opposition, la majorité a décidé de faire bloc ce mercredi 9 octobre autour du ministre de l'Intérieur Christophe Castaner, affaibli par sa communication hasardeuse après la tuerie de la préfecture de police de Paris. Le locataire de la place Beauvau avait estimé dans un premier temps que le responsable du meurtre de trois policiers et d'un agent administratif , avant de voir ses propos infirmés par les avancées de l'enquête judiciaire qui ont rapidement mis en évidence . Un cafouillage immédiatement exploité par l'opposition, LR et RN en tête, qui ont réclamé et obtenu l'ouverture d'une commission d'enquête parlementaire, tandis que les appels à la démission se multipliaient.

Castaner dans la tourmente, la majorité ne pouvait faire autrement que de voler à son secours. Mardi, Emmanuel Macron a fait un geste en laissant son ministre décorer personnellement à titre posthume les quatre fonctionnaires abattus. Un moment solennel pensé comme une marque de confiance du chef de l'exécutif envers son subordonné. Dans la foulée, à l'Assemblée nationale, les députés LREM organisaient la riposte en convoquant le "premier flic de France" devant la Commission des lois, à l'initiative de sa présidente Yaël Braun-Pivet, supplantant les sénateurs Les Républicains qui doivent le recevoir jeudi. En s'exprimant en terrain moins hostile, Christophe Castaner a paru circonscrire la polémique. Mais il est loin d'en avoir terminé avec les parlementaires. Les députés LR ont utilisé de leur droit de tirage annuel pour .

"Instrumentalisation politique"

Dans les rangs de la majorité, nombreux sont les députés à dénoncer une "manipulation" visant à atteindre l'exécutif. "C'est une forme d'instrumentalisation qui correspond assez bien au climat de l'époque: si l'on ne dit rien, on est accusé de cacher la vérité et si l'on fait toute la lumière sur ce qui s'est passé, on se voit vite reproché d'en avoir trop [...]

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