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Bouygues Télécom s'installe sur l'Ile Seguin, et vire Vinci...

·2 min de lecture

EXCLUSIF - C'est vraiment l'île maudite des grands projets architecturaux. Le dernier en date, celui de Vinci, Icade et Hines, a été arrêté brutalement par le maire. Boulogne-Billancourt a en effet décidé de l'attribuer à Bouygues, qui va y installer le campus de sa filiale Bouygues Télécom. Ultime rebondissement d'une île-bateau qui, trente ans après le départ de Renault, reste encore en grande partie une friche industrielle...

C’est l’île maudite. Depuis presque 30 ans, les projets d’aménagement de l’île Seguin, l’ex-site des usines Renault, se succèdent. Et, à ce jour, l’île reste encore, en grande partie, une friche. Sans doute la plus chic d’Ile-de-France, vu le nombre de grands architectes et de capitaines d’industrie qui s’y sont cassé les dents. Pinault, Bolloré, Tadao Ando, Jean Nouvel, Portzamparc: autant de projets pharaoniques et abandonnés. Dernier rebondissement pour , face à Boulogne-Billancourt? L’éviction, il y a quelques jours, de l'alliance de l’américain Hines, du constructeur Vinci et du promoteur Icade. Leur consortium avait obtenu l’attribution du développement du dernier chantier, la partie centrale de l’île. Mais finalement, ce sera Bouygues. Récit d’un nouvel épisode - est-ce le dernier? - de "l’île Maudite".

Un cimetière des ambitions

Quand en 1919, Louis Renault achète cette petite île sur la Seine pour y construire ses voitures, l’endroit n’abrite que des tanneries et des blanchisseries. Avec lui, elle deviendra la principale usine de son groupe et le restera jusqu’en 1992, date de sa fermeture. En 2000, le groupe automobile, toujours propriétaire des lieux, signe une promesse de vente des droits à bâtir à un consortium, DBS qui démolit les bâtiments Renault. François Pinault, intéressé, veut y implanter son projet de fondation d’art. Mais les tracasseries administratives, les recours associatifs incessants, finiront par le lasser et il partira à Venise, investir la Dogana.

Des projets en béton

En 2008, Boulogne rachète l’île: le nouveau maire LR, Pierre-Christophe Baguet, a mené campagne pour dédensifier l’île, allant même -sur les conseils de Nicolas Sarkozy, dit-on-, jusqu’à proposer d’y établir un "jardin des sculptures". Un milliardaire suisse, Yves Bouvier, déboule justement avec un projet de "ville artistique". Il est accueilli à bras ouverts, tandis que le département prend la pointe amont, pour y construire la Seine Musicale, une ensemble philarmonique.[...]

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