BOUYGUES : résultats 9 mois pénalisés par Bouygues Telecom

COURS LIÉS

SymboleCoursVariation
EN.PA28,880,09
OL3.SG117,860,000
BYG.DU20,9150,000


(AOF) - Bouygues (Dusseldorf: BYG.DU - actualité) a publié un résultat net part du groupe 9 mois de 564 millions d'euros, en baisse de 29%, et un résultat opérationnel courant de 954 millions d'euros, en repli de 29%. Ce ne recul des résultats du conglomérat s'explique principalement par la chute de 60% à 206 millions d'euros du résultat opérationnel courant de Bouygues Telecom, victime de la guerre des prix dans le secteur. Le chiffre d'affaires de cette division a reculé de 8% à 3,951 milliards d'euros. Le chiffre d'affaires du groupe s'est élevé à 24,6 milliards d'euros, en hausse de 4%.

Sur cette période, Bouygues Construction est devenu le premier contributeur aux bénéfices du groupe, avec un résultat opérationnel courant de 260 millions d'euros, en retrait de 2%. Colas (Stuttgart: 853381 - actualité) a réalisé un résultat opérationnel courant de 236 millions d'euros, en retrait de 14% et Bouygues Immobilier, un résultat opérationnel courant de 123 millions d'euros, en baisse de 3%. Déjà publié, celui de TF1 (Berlin: FSE.BE - actualité) a chuté de 21% à 154 millions d'euros.

Sur la base de la situation au 30 septembre 2012, l'objectif de chiffre d'affaires 2012 est revu en hausse de 32,8 milliards d'euros à 33,2 milliards d'euros, en progression de 2% par rapport à 2011. Le conglomérat est légèrement plus optimiste sur les ventes de Bouygues Construction, Colas et Bouygues Telecom.



AOF - EN SAVOIR PLUS


- Gestion patrimoniale prudente issue du caractère familiale du groupe ;
- Structure financière saine ;
- Politique de hausse régulière du dividende et rendement attrayant.

Les points faibles de la valeur
- Décote appliquée en Bourse en raison du statut de conglomérat ;
- Très forte cyclicité des activités Construction/Immobilier et Routes ;
- Activité Construction/Immobilier sensible aux dispositifs fiscaux sur les investissements immobiliers ;
- Marché de la téléphonie mobile entré dans une phase de surenchère commerciale et d'accélération de sa déflation tarifaire avec l'arrivée de Free début 2012 ;
- Taille de Bouygues Telecom jugée insuffisante dans le haut-débit fixe et dans le mobile ;
- Evolution défavorable du contexte réglementaire pour les opérateurs télécoms.

Comment suivre la valeur
- Activité Construction influencée par l'état général de l'économie (niveau des taux d'intérêt, niveau de confiance des ménages et mises en chantier) et par les actions de relance des gouvernements ainsi que les mesures fiscales ;
- Secteur des médias directement influencé par les recettes publicitaires ;
- A suive, l'évolution du contexte concurrentiel dans la téléphonie mobile et le lancement de nouvelles offres ;
- Cours de Bourse pouvant varier avec les performances opérationnelles et boursières d'Alstom (Euronext: ALO.NX - actualité) et TF1.

LE SECTEUR DE LA VALEUR

Construction - BTP
La loi permettant la majoration des droits à construire a été adoptée par le Parlement. L'objectif est d'accroître l'offre de logements en majorant de 30% les possibilités de construire sur un terrain donné. Les autorités tablent sur la construction de 20 000 à 40 000 logements supplémentaires par an. La mesure est cependant transitoire. Elle ne concerne que les permis de construire ou les déclarations déposées avant le 1er janvier 2016. La Fédération française du bƒtiment (FFB) prévoit un recul de 1,9% de l'activité du secteur en 2012. Elle tient compte de la faiblesse de la croissance, du resserrement des conditions de crédit et des plans de rigueur budgétaire. Les professionnels souhaitent que le dispositif Scellier soit remplacé par un autre modèle pour développer le marché locatif privé. La fédération a organisé un Sommet de la construction et de l'immobilier, destiné à sensibiliser les candidats à l'élection présidentielle à la problématique du logement. La Capeb envisage un décrochage de l'activité au second semestre. Sur l'année 2012, le recul pourrait être limité à 1%, générant 2 000 à 3 000 destructions d'emplois hors intérim.