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Bourse : les valeurs pétrolières vont-elles résister à la vague verte ?

Les analystes de Barclays se sont interrogés sur l’opportunité de posséder des actions de groupes pétroliers dans un monde de plus en plus préoccupé par la réduction des gaz à effet de serre («a low carbon world»).

De nouvelles stratégies de la part des majors du secteur sont nécessaires, alors que la pression publique augmente. Mais la banque perçoit des opportunités d’investissement pour ceux qui sauront s’adapter le plus vite, en privilégiant des productions d’énergie à faibles émissions.

Les objectifs des Accords de Paris de 2015 de réduction des émissions de CO2 ne seront pas atteints et le sens de l’urgence gagne du terrain pour lutter contre le réchauffement climatique. Cette prise de conscience concerne les gouvernements, les entreprises, les investisseurs et les consommateurs. La demande d’énergie a en effet atteint un record en 2018 et avec elle les émissions de CO2.

Un secteur sous pression 

L’industrie pétrolière n’est pas pour autant condamnée en Bourse. Ainsi, dans le sondage réalisé par YouGov et Barclays, près de la moitié des britanniques interrogés et 41% des Américains ont une perception négative du secteur, alors qu'ils sont moins de 10% en Chine, en Arabie Saoudite ou en Indonésie.

Le secteur pétrolier affiche sa meilleure santé financière et opérationnelle depuis près de deux décennies : le point mort moyen des majors pétrolières pour couvrir les investissements et les dividendes est tombé en six ans de 150 à 50 dollars le baril. Le rendement des dividendes de 6% est élevé (près de 2,5 fois celui du marché).

Mais les multipes de valorisation restent faibles, face aux interrogations sur l’avenir. Ainsi, la valorisation de l’ebitda du secteur avoisine la moitié de celle du marché contre un niveau médian depuis vingt ans proche de 0,6 et un pic à 0,9 en 2016.

Le gaz et le renouvelable mieux valorisés 

Les groupes pétroliers ...