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Bourse, taux d’intérêt, immobilier… “les krachs sont de retour”

D-Keine/Getty Images

Après une relative accalmie lors de cet été et en dépit de plusieurs tentatives pour retrouver le chemin de la hausse durable, la Bourse continue de baisser. Et ce, notamment à cause de l’aggravation de la stagflation, c’est-à-dire du maintien d’une très forte inflation et du retour de la récession, en particulier aux États-Unis et dans la zone euro. Cette situation incite certains Etats, et notamment la France, à augmenter encore et toujours son fameux “quoi qu’il en coûte”. Mais désormais, dans la mesure où la BCE ne peut plus continuer sa “planche à billets”, cette gabegie de dette publique commence à se payer au prix fort. Et pour cause : les taux d’intérêt des obligations d’Etat sont repartis en forte hausse, suscitant un krach obligataire, qui risque de s’aggraver au cours des prochains mois.

En effet, ne l'oublions pas : les taux d'intérêt obligataires dits “à long terme” correspondent théoriquement aux taux d'intérêt à court terme (c’est-à-dire les taux directeurs des banques centrales) auxquels on ajoute deux types de composants. Primo, le coût d'opportunité du prêt, c'est-à-dire du renoncement de ses liquidités à court terme, ce coût étant positivement corrélé à l'échéance du prêt : plus on prête longtemps, plus ce coût augmente. Secundo, des primes de risque. Ces dernières sont notamment relatives aux perspectives de croissance économique, d'inflation et de déficit public. Certes, aujourd'hui, les premières apparaissent de plus en plus moribondes, dans la mesure où la (...)

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