La bourse est fermée

Bourse : quelle sécurité pour vos trackers en temps de crise ?

Quelle résistance pour vos trackers, ces fonds indiciels cotés qui «traquent» des indices aussi dits ETF (exchange traded fund), dans un marché en chute de 40% en quatre semaines entre son plus haut et son plus bas de l’année ?

Le lundi 9 mars, la pire journée pour les marchés depuis 2008, les marchés actions américains ont déclenché le «coupe-circuit» de 7 % dans les 4 minutes après l’ouverture de marché avant de finir la journée en baisse de 7,6%. Puis, le lundi 16 mars 2020, le Dow Jones perdait 12,93% et le CAC 40, 12%. Jamais le CAC 40 n’avait subi une baisse quotidienne aussi forte !

Pour mémoire, le 24 juin 2016, au lendemain du référendum sur le Brexit, l’indice phare de la Bourse de Paris avait cédé 8,04%, durant les attentats du 11 septembre 2001 moins 7,28%, et au cœur de la crise financière, le 6 octobre 2008, moins 9,04%. 

Des suspensions de cotation

De fait, le confinement sanitaire n’était pas encore officialisé en France que déjà des décalages de cours ou des suspensions de cotation se sont multipliés. Notamment sur des trackers répliquant des indices d’obligations d’entreprises américaines à haut rendement, entraînés par le fond à cause de leur exposition au pétrole de schiste. 

Mais des interruptions de marché, il y en a eu d’autres. «La fermeture de la bourse grecque en juillet 2015, ayant entraîné la suspension d’ETF sur une longue durée», relève l’Autorité des marchés financiers dans son dernier rapport sur les ETF (2017).

«Les interruptions de marché se produisent en général en cas d’événements exogènes mais le marché des trackers a continué d’attirer les investisseurs», observe Carmine De Franco, responsable de la recherche sur les ETF chez Ossiam. Le 17 mars au soir, Robert Ophèle, le président de l’Autorité des marchés financiers (AMF) affirmait ne pas envisager de fermer la Bourse française dans une Cliquez ici pour lire la suite