La bourse ferme dans 1 h 54 min

La Bourse de Paris reste prudente, en l'absence de Wall Street (-0,23%)

Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018

Paris (AFP) - La Bourse de Paris restait en léger recul (-0,23%) jeudi à la mi-journée, optant pour la prudence en l'absence de Wall Street et devant le regain de tensions entre Pékin et Washington sur Hong Kong.

A 13H32 (12H32 GMT), l'indice CAC 40 perdait 13,36 points à 5.913,48 points, dans un volume d'échanges faible de 624 millions d'euros. La veille, il avait fini à l'équilibre (-0,05%).

La cote parisienne a ouvert en léger recul et n'a pas changé d'avis depuis.

En raison de la fête américaine de Thanksgiving, Wall Street sera fermée toute la journée ce jeudi et n'ouvrira que pour une demi-séance vendredi.

"Les actions européennes sont dans le rouge aujourd'hui alors que les tensions entre la Chine et les États-Unis ont un peu ressurgi avec la signature par Donald Trump d'une loi en faveur de Hong Kong", a résumé David Madden, un analyste de CMC Markets.

L'apaisement avait dominé le début de semaine dans le conflit commercial sino-américain, après des échanges entre négociateurs chinois et américains qui étaient convenus de rester en contact afin de parvenir à "un accord préliminaire", selon l'agence Chine nouvelle.

Mais la promulgation par le président américain Donald Trump d'une loi soutenant les manifestations pro-démocratie à Hong Kong a provoqué une vive réaction de Pékin qui a qualifié ce texte "d'abomination absolue" et menacé Washington de représailles.

Du côté des indicateurs, la croissance des crédits accordés par les banques de la zone euro au secteur privé a légèrement accéléré en octobre, selon la Banque centrale européenne (BCE).

- Rémy Cointreau mal accueilli -

Sur le terrain des valeurs, Soitec perdait 1,99% à 113,20 euros, lesté par des prises de bénéfices après avoir annoncé une hausse de son bénéfice net de 28% à 41,5 millions d'euros au premier semestre de son exercice décalé 2019-2020. Depuis le premier janvier, le groupe enregistre la plus forte hausse de l'indice SBF 120 avec un bond de près de 124%.

Les valeurs les plus exposées aux tensions sino-américaines, comme l'automobile ou les matières premières, étaient pénalisées.

Renault reculait de 1,25% à 43,39 euros et Peugeot de 1,03% à 22,20 euros.

ArcelorMittal reculait également de 1,06% à 15,51 euros, à l'instar d'Eramet (-1,47% à 40,89 euros).

Rémy Cointreau s'enfonçait pour sa part de 3,25% à 116,20 euros, souffrant d'une publication en deçà des attentes avec un bénéfice net hors éléments exceptionnels en recul, tout comme le chiffre d'affaires, au premier semestre.

Europcar montait pour sa part de 4,74% à 4,20 euros alors que Morgan Stanley a renforcé sa présence au sein du groupe et détient désormais 8,11% du capital, selon la déclaration de franchissement du seuil de 5% publiée mercredi par l'Autorité des marchés financiers. Des informations de presse évoquent depuis plusieurs jours l'intérêt de fonds d'investissement, dont Apollo Global Management qui envisagerait une montée au capital.

LDC baissait de 3,93% à 110 euros après avoir vu son bénéfice net reculer de 4% à 65,6 millions d'euros au premier semestre de son exercice 2019-2020, tandis que ses ventes continuaient de croître.