La bourse ferme dans 3 h 1 min

La Bourse de Paris rebondit, décidée à voir le verre à moitié plein

La salle de contrôle d'Euronext, société qui gère la Bourse de Paris

Paris (AFP) - La Bourse de Paris a débuté en nette hausse mardi ("3,97%), essayant de voir le verre à moitié plein, entre le soutien de la Fed, la levée prochaine du confinement en Chine et la baisse du nombre de morts en Italie pour le 2e jour d'affilée.

A 09H24, l'indice CAC 40 prenait 155,48 points à 4.069,79 points. La veille, il avait fini en baisse de 3,32%.

La hausse est au rendez-vous, "dans le sillage d'un rebond technique, de l’annonce d'un plan massif de relance de la part de la Fed, de l'information selon laquelle la Lombardie (Italie) connaitrait une décroissance des hospitalisations liées au coronavirus et de l'annonce du gouvernement chinois selon laquelle le confinement à Wuhan serait levé le 8 avril prochain", a aussi observé John Plassard, spécialiste de l'investissement chez Mirabaud.

"Enfin un rebond sur la durée ?", s'est-il interrogé.

L'Italie, mise à genoux par le fléau du coronavirus, a enregistré lundi une deuxième baisse consécutive du nombre de morts et de nouveaux cas positifs, alimentant l'espoir prudent d'un ralentissement de la pandémie même si la péninsule a passé la barre des 6.000 morts.

Alors que plus de 1,7 milliard d'habitants sont confinés avec un bilan qui dépasse 16.000 morts, une nouvelle positive est également venue de Chine avec l'annonce par les autorités locales de la levée à compter du 8 avril des restrictions de déplacements, après plus de deux mois de confinement.

Du côté d'un traitement potentiel, Donald Trump a de nouveau vanté lundi les mérites de l'antipaludéen chloroquine, qui pourrait selon lui "vraiment changer la donne" dans la lutte contre le coronavirus. La France a autorisé pour sa part son utilisation pour les malades souffrant de "formes graves" de la maladie.

Les annonces de la Fed lundi commençaient par ailleurs à être digérées par les investisseurs, qui y étaient restés largement insensibles dans un premier temps.

Ce soutien apparaît aujourd'hui d'autant plus bienvenu, que l'administration Trump n'a trouvé aucun accord lundi avec les élus démocrates et républicains du Congrès sur un plan de soutien massif à l'économie américaine, et les discussions se poursuivaient en coulisses pour tenter de parvenir à un vote au Sénat mardi.

Sur le terrain des valeurs, l'ensemble du CAC 40 évoluait dans le vert.

Publicis prenait la tête de l'indice avec un bond de 10,48% à 24,67 euros, suivi par ArcelorMittal ("9,14% à 7,86 euros) et Safran ("8,94% à 62,14 euros).

Pernod Ricard profitait de la remontée générale ("3,90% à 128 euros), en dépit de l'annonce d'une chute attendue de son bénéfice d'exploitation annuel à cause de la crise du coronavirus, qui bloque les voyages et force les lieux de consommation à fermer.

Eiffage gagnait aussi 3,94% à 57 euros alors que le groupe présent à la fois dans le BTP et la gestion de concessions a revu mardi à la baisse ses prévisions pour l'exercice en cours, tablant désormais sur un recul de ses résultats à cause de la crise du coronavirus.