La bourse ferme dans 1 h 50 min

La Bourse de Paris poursuit sa route en hauteur ("0,47%)

Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018

Paris (AFP) - La Bourse de Paris continuait sur sa lancée vers de nouveaux plus hauts vendredi à mi-séance ("0,47%), portée par l'espoir que l'accord commercial partiel entre les Etats-Unis et la Chine se matérialise prochainement.

A 13H46 (12H46 GMT), l'indice CAC 40 avançait de 28,47 points à 6.058,02 points, dans un volume d'échanges ténu de 866,1 millions d'euros. Mardi, à l'issue d'une séance écourtée, il avait fini sans direction à 6.029,55 points.

Wall Street s'apprêtait de son côté à débuter dans le vert. Le contrat à terme sur l'indice vedette Dow Jones Industrial Average prenait 0,31%, celui sur l'indice élargi S&P 500 s'appréciait de 0,25% également et celui sur le Nasdaq, à forte coloration technologique, gagnait 0,36%.

"L'indice CAC 40 conserve une structure clairement haussière" dans un "environnement favorable puisque Wall Street a signé jeudi de nouveaux records", relève Franklin Pichard, directeur général de Kiplink Finance. Les indices profitent de "l'apaisement des tensions commerciales entre la Chine et les Etats-Unis, après la confirmation, hier, par les autorités, qu'elles avancent rapidement vers la signature de l'accord commercial concernant le suivi de l'accord de "phase 1"".

Les deux puissances mondiales sont convenues en décembre d'une trêve dans leur surenchère de taxes douanières, en attendant la signature d'un accord préliminaire, qui pourrait intervenir dès le mois de janvier.

Les marchés financiers sont en train de boucler une année faste, soutenus par les banques centrales et les espoirs d'un règlement commercial entre Washington et Pékin.

"La crainte des investisseurs est maintenant de savoir si de telles performances pourront à nouveau se répéter l'année prochaine", estiment les experts de Mirabaud Securities Genève.

Les inquiétudes persistent pour la croissance mondiale, qui dépendra fortement du bras de fer commercial entre les Etats-Unis et la Chine, ainsi que pour la suite du Brexit.

La présidente de la Commission européenne Ursula von der Leyen s'est ainsi dite, dans le quotidien Les Echos, "très inquiète" de la faisabilité de négociations sur la sortie du Royaume-Uni de l'Union européenne d'ici à la fin 2020 vu le peu de temps (11 mois) qu'il reste pour fixer les modalités de la nouvelle relation entre Londres et Bruxelles.

"Le programme de ce vendredi est vide de tout rendez-vous de premier plan, que ce soit sur le plan statistique ou des entreprises, ce qui ne devrait pas réserver de surprise particulière sur l'évolution de la tendance aujourd'hui", souligne M. Pichard.

Les investisseurs attendent surtout le rapport hebdomadaire sur les stocks de pétrole aux Etats-Unis.

Au Japon, l'économie montrait des signes de faiblesse: la production industrielle a encore reculé en novembre (-0,9% sur un mois), après déjà une forte baisse en octobre, en raison notamment de la faiblesse persistante des exportations du pays.

- Airbus pilote le CAC 40 -

Plus forte hausse du CAC 40, Airbus progressait de 1,01% à 134,48 euros tandis que TechnipFMC fermait la marche (-1,64% à 18,87 euros).

Renault avançait de 0,24% à 43,34 euros. Jun Seki, le numéro trois du constructeur automobile japonais Nissan, allié à Renault, va prochainement démissionner.

Sur le SBF 120, Genfit décollait de 9,22% à 18,84 euros, suivi de DBV Technologie (+6,72% à 19,51 euros).