La bourse est fermée

La Bourse de Paris toujours sans entrain ("0,06%)

Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018

Paris (AFP) - La Bourse de Paris ne prenait aucun risque ("0,06%) vendredi matin, pour l'une des dernières séances d'importance de l'année, où l'expiration simultanée de plusieurs contrats et options, ainsi qu'une série d'indicateurs, pourraient animer un peu la cote.

A 09H34, l'indice CAC 40 prenait 3,37 points à 5.975,65 points. La veille, il avait fini en légère hausse de 0,21%.

"L'événement du jour est le retour du Brexit à la Chambre des communes. L'examen de l'accord de sortie est au programme de ce vendredi", a souligné dans une note Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Après trois reports du Brexit, trois ans et demi de crise politique et deux élections, les députés britanniques entament vendredi l'adoption de l'accord de sortie de l'Union européenne négocié par Boris Johnson, ouvrant la voie à un divorce fin janvier.

"Ce vendredi est aussi la dernière séance des quatre sorcières (expiration concomitante de plusieurs types de contrats et options sur indices et actions) en 2019, un événement qui marque en quelque sorte la fin de l'année sur les marchés", a poursuivi M. Le Liboux.

"Les investisseurs sont fixés sur le dossier de la guerre commerciale où un accord de phase 1 sera signé au mois de janvier. Etant donné qu'il s'agissait du catalyseur principal de la hausse des dernières semaines, l'apparente pause autour de ce dossier dans une période généralement calme explique en grande partie l'attentisme des marchés", a relevé Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

L'administration Trump compte toujours signer "début janvier" l'accord commercial avec la Chine dévoilé vendredi, a indiqué jeudi le secrétaire américain au Trésor, Steven Mnuchin.

En matière de valeurs, Showroomprivé (SRP) dévissait de 25,44% à 1,18 euro après avoir averti jeudi qu'il ne renouerait finalement pas avec la rentabilité au second semestre, dans un contexte jugé difficile.

Société Générale grappillait 0,13% à 31,12 euros alors que le groupe bancaire va devoir renforcer ses procédures de contrôle aux États-Unis à l'issue d'un accord signé avec les autorités américaines de supervisions, a fait savoir jeudi la Réserve fédérale de New York.

OL Groupe s'effritait de 0,33% à 3,00 euros. La holding cotée qui coiffe l'Olympique lyonnais a annoncé jeudi être parvenue à un accord pour racheter le Reign FC, club américain où joue la superstar du football féminin Megan Rapinoe.