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La Bourse de Paris redresse un peu la tête ("0,18%)

Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018

Paris (AFP) - La Bourse de Paris rebondissait timidement ("0,18%) vendredi matin, aidée par la reprise de Wall Street la veille et un baromètre d'activité en Chine sans mauvaise surprise, même si l'impact futur du coronavirus suscite toujours de vives craintes.

A 09H33, l'indice CAC 40 reprenait 10,42 points à 5.882,19 points. La veille, il avait fini en repli de 1,40%.

"Les investisseurs vont surtout chercher à évaluer l'impact économique à attendre de l'épidémie de coronavirus sur l'activité chinoise et la chaîne d'approvisionnement mondiale de différentes industries", a souligné Tangi Le Liboux, un stratégiste du courtier Aurel BGC.

Ils "tentent tant bien que mal d'intégrer le coût économique du coronavirus dans les cotations" mais "à ce stade, un tel calcul est impossible", a cependant observé Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Le bilan s'est alourdi vendredi à 213 morts, pour un nombre de patients contaminés désormais proche de 10.000 en Chine continentale (hors Hong Kong). L'épidémie a été déclarée urgence internationale par l'Organisation mondiale de la santé (OMS), qui n'a toutefois pas recommandé de restrictions sur les mouvements de biens et de personnes à travers le monde.

"On observe une nette dichotomie entre le marché, qui reste focalisé sur le coronavirus, et la réalité des chiffres économiques en ce début d'année, qui sont globalement bons, y compris en Allemagne", a également relevé M. Dembik.

Un baromètre chinois d'activité manufacturière, en tassement mais conforme aux attentes, a ainsi semblé rassurer : l'indice des directeurs d'achats (PMI) s'est établi à 50,0, contre 50,2 en décembre,mais basé sur un sondage réalisé avant le 20 janvier, ne reflètant donc pas "complètement" l'impact de l'épidémie de coronavirus, selon le Bureau national des statistiques.

En France, la croissance économique a finalement ralenti un peu plus qu'anticipé, à 1,2% en 2019 contre 1,7% en 2018 et 2,4% en 2017, selon la première estimation publiée par l'Insee, le PIB ayant même reculé de 0,1% au quatrième trimestre, au lieu de la hausse de 0,3% prévue.

La hausse des prix à la consommation est quant à elle restée stable en janvier, à 1,5% sur un an mais la consommation des ménages a diminué de 0,3% en décembre, principalement sous l'effet de dépenses d'énergie amoindries par les températures clémentes.

En matière de valeurs, Maisons du monde bondissait de 6,94% à 12,02 euros après des ventes 2019 en hausse de 10,3%, en ligne avec les attentes.

Manitou perdait en revanche 5,13% à 16,28 euros, lesté par ses prévisions pour 2020, où il table sur un repli du chiffre d'affaires de l'ordre de 10%, même si le groupe a enregistré des ventes en hausse de 11% en 2019, franchissant le seuil des 2 milliards d'euros.

Kaufman & Broad progressait de 5,33% à 38,36 euros. Le promoteur immobilier français, dont le bénéfice annuel a augmenté, parallèlement à une baisse de ses revenus, a estimé jeudi que ces derniers resteraient au même niveau en 2020 malgré le ralentissement général du marché du logement neuf.

JCDecaux montait de 1,91% à 24,54 euros, profitant d'un chiffre d'affaires 2019 de 3,5 milliards d'euros, en progression de 9,6%.