La bourse est fermée

La Bourse de Paris ouvre en hausse de 1,72%

Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018

Paris (AFP) - La Bourse de Paris redressait la barre mercredi matin (+2,10%), attendant avec empressement l'intervention de la Banque centrale européenne prévue jeudi et la présentation détaillée du plan de soutien à l'économie américaine promis par Donald Trump.

A 09H13, l'indice CAC 40 prenait 97,17 points à 4.733,78 points. La veille, la cote parisienne avait échoué à rebondir après le lundi noir, finissant dans le rouge (-1,51%).

Wall Street s'est pour sa part envolée mardi, rebondissant nettement au lendemain de la plus lourde chute des indices new-yorkais depuis 2008.

Surprise du jour: une semaine après l'intervention précoce de la Réserve fédérale américaine, la Banque d'Angleterre (BoE) a annoncé mercredi une réduction de ses taux à 0,25% afin d'aider l'économie britannique à faire face à l'épidémie de coronavirus. Cette baisse est la plus importante depuis début 2009, soit en pleine crise financière internationale.

De facto, la Banque centrale européenne sera attendue au tournant jeudi alors que les mesures restrictives se multiplient en Europe pour faire face au coronavirus.

"Pour être crédible, la BCE va devoir sortir le bazooka lors de sa réunion de jeudi, mais le risque est très élevé, étant donné les attentes importantes des investisseurs, qu'on assiste à une déception", estime Christopher Dembik, responsable de la recherche économique chez Saxo Banque.

Les acteurs de marché attendaient également de pied ferme que l'administration Trump présente le plan de soutien à l'économie, initialement annoncé pour mardi. Pour l'instant, seule la mesure phare a été dévoilée: une réduction, voire une suppression, des charges salariales jusqu'à la fin de l'année. Une ville de la banlieue de New York, New Rochelle, va être placée en confinement.

"Le risque d'une contagion importante du coronavirus aux Etats-Unis alors que le système hospitalier est défaillant pourrait enclencher une nouvelle vague de baisse boursière touchant quasiment tous les secteurs d'activité", prévient M. Dembik.

Anticipant l'impact des mesures américaines au lendemain, déjà, d'un net rebond consécutif à leur pire chute depuis le début de la guerre du Golfe en 1991, les cours du pétrole continuaient de progresser, mercredi matin en Asie.

En Chine, où le président Xi Jinping a affirmé que la propagation du coronavirus était "pratiquement jugulée", l'heure était à l'assouplissement des dispositifs.

Les entreprises qui produisent des biens et services de première nécessité vont pouvoir reprendre sans délai leurs activités à Wuhan, la ville chinoise à l'épicentre de l'épidémie de coronavirus.

Celles ayant "une grande importance dans la chaîne de production nationale et mondiale" pourront reprendre le travail après obtention d'une autorisation, tandis que les autres ne seront autorisées à redémarrer leurs activités qu'à partir du 21 mars.

"Ceux qui pointent du doigt la relance de l'activité en Chine oublient qu'elle sera vite freinée par le recul de la demande en Europe. Autrement dit, à horizon trois mois, il est peu probable qu'on assiste à un réel rebond de l'activité économique", estime M. Dembik.

BioMérieux progressait de 3,02% à 80,25 euros, après l'annonce de mise à disposition de son premier test de dépistage du nouveau coronavirus "dès fin mars".

Air France-KLM avançait de 3,07% à 5,23 euros. La compagnie suspend tous ses vols vers l'Italie entre le 14 mars et le 3 avril inclus à cause de l'expansion de l'épidémie de Covid-19 et du confinement de l'ensemble du pays.

Spie gagnait 3,65% à 14,76 euros après des résultats 2019 en nette hausse.