La bourse est fermée

La Bourse de Paris s'affole face au coronavirus (-3,03%)

Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018

Paris (AFP) - La Bourse de Paris perdait ses moyens lundi (-3,03%), devant l'aggravation de la crise sanitaire liée à la propagation de l'épidémie de coronavirus hors de Chine, qui fait peser un risque plus important sur l'économie mondiale.

A 09H22, l'indice CAC 40 chutait de 182 points à 5.846,88 points. Vendredi, l'indice parisien avait clôturé en baisse de 0,54%.

L'indice évolue à ses plus bas en séance depuis décembre 2019.

"La crise sanitaire reste l'alpha et l'oméga du marché" et pour l'heure, "personne n'a suffisamment de données fiables pour juger de l'ampleur de la crise" , souligne Christopher Dembik, responsable de la recherche économique à Saxo Banque.

"Les indicateurs tombés au cours des dernières séances (...) ont conduit les investisseurs à réévaluer à la hausse l'impact économique possible du coronavirus", explique-t-il.

"Vendredi, les investisseurs ont vendu des actions parce qu'ils ne voulaient pas maintenir leurs positions en cas de mauvaises nouvelles concernant le coronavirus. Et ils ont eu raison", explique pour sa part Jasper Lawler, analyste chez London Capital Group.

Et des mauvaises nouvelles, il y en a eu pléthore: l'Italie, où quatre morts dus au nouveau coronavirus ont été recensés, est devenu le premier pays européen à imposer des mesures de quarantaine dans une dizaine de communes du nord de la péninsule. Le Carnaval de Venise, qui devait se terminer mardi, a été annulé dès dimanche.

Le bilan de l'épidémie de pneumonie virale a atteint lundi 2.592 morts en Chine continentale après l'annonce de 150 décès supplémentaires.

Hors de Chine, le coronavirus a touché une trentaine de pays et territoires, y faisant 26 morts, la Corée du Sud étant la plus affectée. Un premier cas de coronavirus a été détecté en Afghanistan.

Le marché s'était montré jusqu'à la fin de semaine dernière plutôt complaisant face au coronavirus.

"Les investisseurs qui pensaient pouvoir placer leur argent aux Etats-Unis et en Europe pour se protéger devront réfléchir à deux fois", observe M. Lawler.

Les secteurs de l'automobile, des matières premières, du tourisme et du luxe, les plus sensibles au ralentissement économique, dévissaient le plus.

ArcelorMittal plongeait de 6,11% à 14,09 euros.

Peugeot et Renault chutaient respectivement de 5,30% à 14,13 euros et 4,37% à 30,29 euros.

L'action du groupe hôtelier Accor s'effondrait de 5,32% à 36,45 euros.

Les titres du secteur du luxe dégringolaient: Kering (-5,18% à 532,50 euros), LVMH (-3,63% à 389,50 euros), Hermès (-2,79% à 675,20 euros)