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La Bourse de Paris continue de grimper ("0,44%) et franchit le cap des 5.900 points

Salle de contrôle d'Euronext, l'opérateur de la Bourse de Paris, à La Défense, le 27 avril 2018

Paris (AFP) - La Bourse de Paris a continué son inexorable progression ("0,44%) mardi en franchissant la barre des 5.900 points, dans l'attente de nouvelles annonces de Donald Trump sur le commerce, les marchés étant toujours optimistes sur une prochaine résolution du conflit sino-américain.

L'indice CAC 40 a pris 25,93 points à 5.919,75 points, un nouveau plus haut en clôture depuis le 23 juillet 2007, dans un volume d'échanges moyen de 3 milliards d'euros. Lundi, il avait terminé en très légère hausse (+0,07%).

Depuis le 2 octobre, le CAC 40 a pris plus de 9%.

"On reste sur la lancée de marchés dans une phase haussière assez incroyable. Ce qui justifie cette hausse, c'est le soutien des banques centrales et l'espoir d'un accord commercial sino-américain pour passer à autre chose", estime Andréa Tuéni, un analyste de Saxo Banque qui met en garde contre le risque d'un "retour de bâton" après un tel accord s'il a lieu.

"Les 6.000 points sont à portée de main, je ne dirais plus que c'est impossible quand on voit la performance qu'on a connue en à peine un mois", ajoute t-il, interrogé par l'AFP.

Mardi, les investisseurs n'ont pourtant pas eu grand-chose à se mettre sous la dent et ont surtout été animés par leurs espoirs avant le discours de Donald Trump devant le Club économique de New York, plus tard dans la soirée.

Il devrait y mentionner l'état de l'avancement des négociations commerciales avec la Chine mais aussi un report de sa décision de taxer les automobiles importées de l'UE, commercial.

Du côté des indicateurs, mardi, le moral des investisseurs allemands est fortement remonté en novembre, accompagnant les récents signes de réchauffement dans les relations commerciales sino-américaines, selon le baromètre publié mardi par l'institut ZEW.

"Cet indicateur est ressorti au-dessus des attentes, c'est un élément encourageant en sachant que les dernières publications macroéconomiques n'étaient pas très bonnes", pointe M. Tuéni.

La croissance économique française devrait quant à elle atteindre 0,2% au quatrième trimestre, soit un niveau légèrement inférieur au rythme de 0,3% par trimestre observé depuis le début de l'année, selon une première estimation dévoilée mardi.

Au Royaume-Uni, le taux de chômage est retombé à 3,8%, au plus bas depuis 45 ans, sur les trois mois achevés fin septembre, contre 3,9% fin août, illustrant la résilience du marché de l'emploi britannique malgré les perturbations du Brexit.