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Bourse: La pandémie a calmé l'appétit des grands patrons

·2 min de lecture

INFOGRAPHIE - La rémunération médiane des dirigeants opérationnels de l'indice SBF 120 a baissé de 18%. Et ce alors que la Bourse se porte bien. Les trois leçons à tirer de cet étrange paradoxe.

Comme chaque année, le rapport du cabinet sur la rémunération des dirigeants des 120 plus grandes entreprises françaises cotées donne lieu à des interprétations multiples. Certains se scandaliseront que la médiane de leur salaire annuel (fixe et variable) soit de 2.452.679 euros, contre 23.280 euros pour un salarié lambda du secteur privé selon les . De l’autre côté du spectre, on notera que les patrons, et c’est du jamais-vu, ont vu leurs rémunérations chuter de 18% en un an, pour revenir aux niveaux de 2014-2015. "Fait sans précédent, la partie fixe a reculé en moyenne de 4,4%", explique Loïc Dessaint, chief governance officer de Proxinvest. Ce mouvement de modération salariale, souffre de quelques exceptions: le PDG de Teleperformance , nouveau venu au CAC 40, a ainsi été augmenté de 29%, à 17 millions d’euros.

Voici les trois leçons qui s'imposent à la lecture de ce graphique:

Leçon 1: Modération

Les actionnaires peuvent dire merci aux managers. En dix ans, le SBF 120 a grimpé de plus de 80%, quand la rémunération des présidents exécutifs des sociétés qui le composent n’a progressé que de 5,4%. Pour ceux du CAC 40, on observe même un tassement, avec une médiane à 3,34 millions en 2020, contre 3,37 millions il y a dix ans. La dissociation des fonctions à la tête de nombre d’entreprises explique en partie le phénomène.

Leçon 2: Responsabilisation

Les dirigeants et leur conseil d’administration ont bien compris l’enjeu sociétal de la crise sanitaire. S’arroger des bonus et des augmentations n’était tout simplement pas acceptable. Selon le pointage de Proxinvest, "58% des sociétés ont annoncé une diminution de la rémunération du fait de la crise sanitaire".

Leçon 3: Rigidification

La partie variable de la rémunération a baissé de 27% en moyenne, et une quinzaine de grands dirigeants n’ont perçu aucun bonus au titre de l’exercice 2020. Ce n’est pas le cas d’(Carrefour), qui décroche la palme du plus gros bonus de l’année: 2,5 millions.

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