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Bourse 2020 : State Street positif sur les actions

Pour Frédéric Dodard, directeur des investissements chez State Street Global Advisors, les actions sont devenues assez chères, mais elles restent attrayantes comparées aux autres classes d’actifs (monétaire, obligations publiques et privées, etc.).

Même si l’industrie a sensiblement ralenti dans le monde, les activités de services demeurent résilientes, ce qui devrait permettre d’éviter la récession en 2020.

Des risques géopolitiques sont nombreux (conflit commercial, risque italien, Iran, Russie, Turquie, etc .), ce qui incite à une relative prudence sur les marchés. Mais les liquidités injectées par les grandes banques centrales (Fed, Banque centrale européenne, Banque du Japon, Banque d’Angleterre) augmentent à nouveau depuis l’été dernier, après la réduction des bilans engagée depuis deux ans.

Les actions américaines sont privilégiées  

Frédéric Dodard rappelle les grandes masses des actifs financiers dans le monde qui doivent servir de canevas pour une allocation de portefeuille : les actions des grandes entreprises mondiales pesaient au 30 septembre dernier 51.427 milliards de dollars (39% du total), dont près de 30.000 milliards pour les seules sociétés américaines, les emprunts publics étaient à 34.257 milliards (26%), la dette privée d’entreprise à 22.820 milliards (17%).

Viennent ensuite l’immobilier coté à 7.530 milliards (6%), la dette émergente à 3.896 milliards (3%), le private equity à 3.561 milliards (3%), les investissements aurifères à 3.546 milliards (3%), les obligations indexées sur l’inflation à 3.033 milliards (2%), la dette à haut rendement à 1.839 milliards (1%).

La société de gestion «sur-pondère» les actions en général et les actions américaines en particulier. Mais le poids des actions européennes a augmenté dans les portefeuilles. Les obligations d’entreprises et la dette des pays émergents sont aussi privilégiées (la chasse ...