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"Je bosse 36 dimanches dans l'année et ce n'est pas un privilège" : à Saint-Pierre-des-Corps, les cheminots prêts à la grève

Raphaël Ebenstein
Les ordonnances réformant le statut des cheminots seront présentées mercredi en Conseil des ministres. Commencera alors un bras de fer, une quinzaine sociale entre la rue et le gouvernement. À Saint-Pierre-des-Corps, ville cheminote par excellence près de Tours, la grève se prépare.

C'est le vrai coup d'envoi de la réforme de la SNCF. Le projet de loi d'habilitation des ordonnances est officiellement présenté mercredi en Conseil des ministres. Parmi les mesures envisagées : la fameuse suppression du statut de cheminot pour les nouveaux embauchés et la transformation juridique du statut de la SNCF.

Cette réforme qui suscite depuis le début l'hostilité unanime des syndicats pourraient annoncer une prochaine grève reconductible... Et la colère semble bien palpable. À Saint-Pierre-des-Corps, près de Tours, une ville de tradition cheminote où la SNCF emploie encore environ 2000 personnes, le mouvement s'organise. Ici, ils en ont ras-le-bol du "cheminots bashing" : "Moi en tant que conducteurs je bosse 36 dimanches dans l'année et je ne vois pas en quoi c'est un privilège", rappelle Rodolphe Badinier. Ce conducteur de train depuis 18 ans, militant CGT, veut rappeler certaines vérités et dénonce les tactiques du gouvernement pour stigmatiser les cheminots.

"Je perds 80 euros par jour, si je fais un mois de grève, je n'ai plus de salaire"

Mais cela suffira-t-il à provoquer une grève "historique" ? Pas sûr. Car les temps sont durs. Même (...)

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