Boris Winkelmann, GeoPost: "Avec de nouveaux véhicules, notre activité à Paris est devenue décarbonée"

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Organisé par Challenges, le Sommet "Sauver le bien commun" aura lieu sous forme digitale les 27 et 28 mai. En avant-première, Boris Winkelmann, PDG de GeoPost / DPDgroup et DGA du Groupe La Poste, nous livre sa conception du Bien commun.

Challenges - Comment GeoPost/DPDgroup a-t-il passé la pandémie?

Boris Winkelmann - Nous avons su gérer la continuité d'activité malgré le contexte de crise sanitaire. D’abord, grâce aux 100 millions de masques que nous avions commandés, et la mise en place très tôt de la livraison sans contact, nos équipes ont pu exercer leur métier sans risque. Nous avons dû absorber une croissance en volume de 30 à 40%, conséquence de l’explosion du e-commerce et des confinements dans les différents pays. En outre, c’était une croissance rentable, puisque les tentatives de livraisons ont été plus fructueuses – les gens étaient chez eux -, et le trafic beaucoup moins dense. Du coup, notre résultat a doublé (800 millions d’euros pour 11 milliards de chiffre d’affaires).

Comment absorber de tels pics de croissance?

Nous en avons l’habitude, puisque les pointes d’activité de Noël peuvent représenter jusqu’à 50% de volume supplémentaire. Mais cette fois-ci, il fallait s’installer sur la durée. Avec le chômage partiel mis en place dans de nombreux pays, nous avons pu bénéficier de main d’oeuvre disponible, même en Allemagne où règne d’habitude le plein emploi. Et nous pouvions nous appuyer sur un outil industriel robuste constitué de plateformes de tri de colis de grande capacité et récemment modernisées.

Mais comment gérer cette croissance en respectant l’environnement?

Il y a effectivement deux injonctions contradictoires: la demande de davantage de e-commerce, et de davantage d’ubiquité (« recevoir mon colis chez moi, tout de suite »), s’oppose a priori à l’exigence d’une meilleure prise en compte de l’environnement. Pour les réconcilier, il a fallu revoir nos schémas opérationnels. Alors qu’historiquement, nous assurions la livraison des colis dans une ville comme Paris avec 200 camionnettes à partir de deux ou trois centres de tri situés en périphérie, nous avons créé des micro-hub en centre ville de 200 à 500 mètres carrés, plus proches du consommateur, ce qui nous permet de livre[...]

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