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Booking doit 100 millions d'euros de plus au fisc français

La plateforme de réservation en ligne est déjà au cœur d’un litige avec l’administration française pour un redressement de 356 millions d’euros, prononcé en 2015.

Booking.com creuse sa dette auprès du fisc français. La plateforme de réservation en ligne s’est vue notifier deux nouveaux redressements sur l’exercice 2019 de 70 et 39 millions d’euros, détaillent Les Échos. Deux nouvelles sanctions prononcées alors que le géant néerlandais est déjà en conflit avec le fisc français qui lui réclame 356 millions d’euros depuis 2015. Au cœur du litige : les activités de Booking en France. L’entreprise fait en effet valoir que toutes les réservations effectuées dans l’Hexagone sont gérées par ses salariés basés aux Pays-Bas, où son siège est implanté et où la fiscalité est bien plus avantageuse.

Elle affirme également que les employés de sa filiale française, basée à Tourcoing (Nord) n’assurent que le service après-vente des locations. La société déclare donc l’essentiel de son activité aux Pays-Bas, un système que n’apprécie guère l’administration française qui estime que, bénéficiant d’un établissement en France, Booking devrait être assujettie à l’impôt dans l’Hexagone. Résultat : le fisc a notifié, en 2015, un redressement fiscal de 356 millions d’euros au titre des impôts dus et certaines pénalités.

Une condamnation contestée en justice par la plateforme de réservation en ligne. Si l’affaire est toujours en cours, le fisc français, lui, n’a pas renoncé à son combat et a adressé, en décembre 2019, une nouvelle demande de régularisation à Booking au titre de l’année 2013 ainsi que pour les années 2011 à 2015 pour un total de 109 millions d’euros. De nouvelles demandes que le géant a déjà affirmé vouloir contester en justice.

Le site néerlandais de réservation d’hébergement en ligne est régulièrement mis en cause pour ses pratiques. En 2015, l’Autorité de la concurrence lui avait demandé de supprimer certaines de ses clauses de parité tarifaire et de disponibilité qu’il imposait aux hôteliers français référencés sur son site. En janvier (...)

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