La bourse ferme dans 4 h 28 min
  • CAC 40

    6 254,77
    +20,63 (+0,33 %)
     
  • Euro Stoxx 50

    4 010,20
    +16,77 (+0,42 %)
     
  • Dow Jones

    34 035,99
    +305,10 (+0,90 %)
     
  • EUR/USD

    1,1995
    +0,0019 (+0,16 %)
     
  • Gold future

    1 776,70
    +9,90 (+0,56 %)
     
  • BTC-EUR

    50 403,50
    -2 307,21 (-4,38 %)
     
  • CMC Crypto 200

    1 343,67
    -37,28 (-2,70 %)
     
  • Pétrole WTI

    63,42
    -0,04 (-0,06 %)
     
  • DAX

    15 379,33
    +124,00 (+0,81 %)
     
  • FTSE 100

    7 021,03
    +37,53 (+0,54 %)
     
  • Nasdaq

    14 038,76
    +180,92 (+1,31 %)
     
  • S&P 500

    4 170,42
    +45,76 (+1,11 %)
     
  • Nikkei 225

    29 683,37
    +40,68 (+0,14 %)
     
  • HANG SENG

    28 969,71
    +176,57 (+0,61 %)
     
  • GBP/USD

    1,3787
    +0,0002 (+0,02 %)
     

Les boissons énergisantes, trop peu encadrées

·3 min de lecture

Le sujet n’est pas nouveau : la consommation de boissons énergisantes expose à plusieurs dangers. Malgré les mises en garde fréquentes, ces produits sont toujours en tête de gondole dans les rayons des magasins. Et « selon une étude Nielsen, le chiffre d’affaires des boissons énergisantes a (même) doublé entre 2013 et 2019 », rapporte l’association de défense des consommateurs CLCV.

Contenant notamment des excitants comme la caféine, la taurine, la glucuronolactone, des vitamines, ou encore des extraits de plantes (guarana, ginseng), ces boissons ont des effets sur l’activité cardiovasculaire. Ainsi, comme le rappelle l’Institut de Cardiologie de Montréal, « au-delà de 400 mg par jour, la caféine peut provoquer des effets indésirables (tachycardie, palpitations, tremblements, anxiété, insomnie, etc.) ». Leur intérêt dans l’amélioration de la performance sportive n’a pas pu être démontré. Sans compter que leur effet diurétique risque d’aggraver la déshydratation durant l’effort. De plus, associées à l’alcool, ces boissons masquent l’effet de ce dernier. Résultat, les consommateurs sous-estiment leur ivresse, boivent davantage et adoptent des comportements dangereux.

Réglementer plus strictement

Malgré ce constat, la réglementation autour de ces boissons reste aujourd’hui en France, très succincte. En termes de seuil d’exposition aux excitants, elle « impose uniquement la mention ‘teneur élevée en caféine, déconseillé aux enfants et aux femmes enceintes ou allaitantes’ sur l’étiquetage des boissons contenant plus de 150 mg/L de caféine », précise la CLCV. « Il n’existe pas de législation spécifique pour les boissons énergisantes et donc aucune quantité maximale pour les ingrédients comme la taurine et la caféine. »

Autre point : « les industriels ont bien compris que ces boissons ont du succès auprès des jeunes et ont adapté leur stratégie marketing », décrit la CLCV. Les marques sponsorisent donc les festivals de musique, tournois de jeux vidéo, évènements sportifs, fréquentés par la jeunesse. Ce qui incite les participants à consommer ces boissons dans le cadre de soirées alcoolisées et de compétitions sportives… Les mêmes cas dans lesquels l’Agence nationale de sécurité sanitaire de l’alimentation, de l’environnement et du travail (Anses) déconseille leur consommation.

De mauvaises notes au Nutriscore

Après avoir décrypté les étiquettes de 10 d’entre elles, la CLCV constate que ces boissons contiennent en moyenne 8,4 g de sucre pour 100 ml et en moyenne 6 additifs (acidifiants, colorants, arômes, édulcorants, conservateurs et épaississants…). « Les effets sur la santé de ce cocktail d’ingrédients étant encore peu connus, nous demandons à l’Anses de réaliser une étude afin d’évaluer le niveau et les conditions de consommation actuels de ces boissons notamment par les personnes à risque et les effets à court et long terme sur la santé », insiste l’association.

Laquelle demande en outre :

« de fixer des quantités maximales de caféine et de taurine dans les boissons énergisantes en prenant en compte leurs conditions réelles de consommation par les adolescents » ;

« un encadrement du marketing afin que cesse la communication associant les boissons énergisantes au sport et aux événements festifs ».

A noter : « Une canette de 25 cl de boisson énergisante contient environ 80 mg de caféine, soit l’équivalent d’une tasse de café », indique la DGCCRF.