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Boeing Loyal Wingman : le drone de combat piloté par IA prend son envol

Louis Neveu, Journaliste
·2 min de lecture

Comme Futura l’a évoqué à plusieurs reprises, en matière de guerre du futur, le degré d’autonomie des armes fait débat. Il y a les partisans du contrôle des machines permanent par l’humain et ceux qui considèrent que seule une intelligence artificielle débridée pourrait permettre de résister à certains types d’attaques. Du côté de Boeing, l’IA embarquée dans son drone expérimental Loyal Wingman se situe entre ces deux philosophies.

L’aéronef sans pilote a pu réaliser son tout premier vol d’essai pour la Royal Australian Air Force (RAAF) qui soutient ce projet. C’est d’ailleurs le premier avion de combat conçu et construit en Australie depuis plus d'un demi-siècle. Ce vol de test était supervisé au sol par un télépilote et accompli avec succès. Il est venu valider une partie des 10.000 heures de vol virtuels déjà réalisées par modélisation. Le Loyal Wingman mesure 11,5 mètres pour une envergure de 7 mètres. Propulsé par un turboréacteur, il dispose d’une autonomie de 3.700 km, contre 1.500 km pour un avion de combat comme le F-35, par exemple.

Un ailier sans pilote pour aller plus loin

Et justement, sa mission consiste à servir en tant qu’ailier auprès d’un avion piloté et à poursuivre la mission au plus près de la zone de combat lorsque le pilote ne prendra pas le risque d’aller plus loin. Un objectif entrant parfaitement dans le cahier des charges du projet Skyborg de l'US Air Force qui partage ce même principe. Il pourrait également être employé dans le civil pour mener avec endurance des missions de recherche ou de surveillance.

Ce drone, dont il est possible de préprogrammer la navigation pour le rendre autonome, a une particularité. Il embarque un système baptisé Airpower Teaming System (ATS). Il s’agit d’une IA qui lui permet de prendre de lui-même des décisions face à des situations imprévues. Il peut ainsi poursuivre sa mission en trouvant des parades sans intervention humaine. Pour le moment, Boeing n’évoque pas la marge de manœuvre des prises de décisions...

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