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Birmanie: Nouvelles manifestations et appel à la grève nationale

·3 min de lecture
BIRMANIE: NOUVELLES MANIFESTATIONS ET APPEL À LA GRÈVE NATIONALE

(Reuters) - Les principaux syndicats birmans ont lancé un appel à bloquer l'économie nationale lundi pour soutenir la campagne contre le coup d'État mené par les militaires le 1er février, augmentant ainsi la pression sur la junte alors que celle-ci continuait de réprimer les manifestations.

Des témoins ont fait état de coups de feu ou de tirs de grenades assourdissantes dans plusieurs quartiers de Rangoun après la tombée de la nuit, tandis que les soldats installaient un camp dans des hôpitaux et des complexes universitaires de la capitale économique de la Birmanie, selon les médias locaux.

"Poursuivre les activités économiques et commerciales comme d'habitude (...) ne profitera qu'aux militaires qui répriment l'énergie du peuple birman", ont déclaré dans un communiqué neuf syndicats qui appellent à un arrêt "complet et prolongé" de l'économie birmane.

"Le moment est venu d'agir pour défendre notre démocratie", ont-ils ajouté.

L'appel des syndicats intervient après la mort en garde à vue d'un responsable du parti de la dirigeante déchue Aung San Suu Kyi, survenue dans la nuit de samedi à dimanche. Khin Maung Latt, responsable de la Ligue nationale pour la démocratie (NLD), avait travaillé comme directeur de campagne pour l'un des deux députés musulmans élus en 2020.

Ba Myo Thein, membre de la chambre haute du Parlement dissoute après le coup d'État, a déclaré que des informations faisaient état d'ecchymoses à la tête et au corps de Khin Maung Latt, suscitant des soupçons de mauvais traitements.

"Il semble qu'il a été arrêté la nuit et torturé sévèrement", a-t-il déclaré à Reuters. "C'est totalement inacceptable."

L'AUSTRALIE SUSPEND UN PROGRAMME DE COOPÉRATION DE DÉFENSE

Certaines des plus grandes manifestations de ces dernières semaines ont eu lieu dimanche. La police a tiré des grenades assourdissantes et des gaz lacrymogènes pour interrompre un sit-in de dizaines de milliers de personnes à Mandalay, a déclaré le groupe de médias Myanmar Now. Au moins 70 personnes ont été arrêtées.

La police a également utilisé des gaz lacrymogènes et des grenades assourdissantes en direction des manifestants à Rangoun et dans la ville de Lashio, dans la région nord de Shan, selon des vidéos publiées sur Facebook.

Un témoin a déclaré que la police avait ouvert le feu pour disperser une manifestation dans la ville historique de Bagan et plusieurs habitants ont indiqué dans des publications sur les réseaux sociaux que des balles réelles avaient été utilisées.

Selon les Nations unies, la répression conduite par les forces de sécurité depuis le retour des militaires au pouvoir a fait plus de 50 morts.

Les États-Unis et certains autres pays occidentaux ont imposé des sanctions limitées à la junte et l'enquêteur indépendant des droits de l'homme de l'ONU sur la Birmanie, Thomas Andrews, a appelé à un embargo mondial sur les armes et à des sanctions économiques ciblées.

L'armée birmane a pris le pouvoir sur des allégations de fraude électorale, rejetées par la commission électorale, en promettant d'organiser un nouveau scrutin à une date non précisée.

Une campagne de désobéissance civile de grèves, parallèlement aux manifestations réclament la libération d'Aung San Suu Kyi, a reçu le soutien de nombreux fonctionnaires et de quelques policiers.

Plus de 1.700 personnes ont été arrêtées samedi par la junte militaire, selon les chiffres du groupe de défense de l'Association d'assistance aux prisonniers politiques.

"Les détenus ont été frappés à coups de poing et de pied avec des bottes militaires, battus avec des matraques de police, puis traînés dans des véhicules de police", a déclaré l'organisation dans un communiqué.

La Chine a déclaré dimanche qu'elle était prête à s'engager avec "toutes les parties" pour atténuer la crise et qu'elle ne prenait pas parti.

L'Australie a pour sa part indiqué avoir suspendu un programme de coopération de défense bilatérale avec l'armée à la suite du coup d'État, précisant que son programme de développement ne serait mis en oeuvre qu'avec des organisations non gouvernementales.

(Bureau de Reuters, Matthew Tostevin et Raju Gopalakrishnan; Version française Nicolas Delame)