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En Birmanie, le cyclone Mocha s’abat sur un camp de réfugiés rohingyas

INTERNATIONAL - Un paysage désolé après le passage de Mocha. Le cyclone de catégorie 5 attendu avec inquiétude depuis plusieurs jours s’est abattu ce dimanche 14 mai sur le Bangladesh et la Birmanie, déracinant des arbres, emportant des maisons de tôles et provoquant une importante onde de marée dans les zones côtières.

Dans un camp de déplacés rohingyas à Kyaukphyu dans l’État de Rakhine en Birmanie, le vent emportait les habitations rudimentaires faites de bâches et de bambous, comme vous pouvez le voir dans notre vidéo en tête d’article.

« Nous allons maintenant surveiller si l’eau de mer monte jusqu’à chez nous... notre camp peut être inondé », a expliqué à l’AFP Khin Shwe, le chef d’un camp de déplacés.

Accompagné de vents violents soufflant jusqu’à 195 kilomètres par heure, Mocha devait suivre une trajectoire située entre Cox’s Bazar, au Bangladesh et Sittwe en Birmanie, selon le service de météorologie bangladais.

Dégâts importants à Sittwe

Dans cette ville côtière de 150 000 habitants, des images postées sur les réseaux sociaux montrent des rues transformées en torrents au passage du cyclone, le plus puissant depuis plus de 10 ans dans le golfe du Bengale.

« L’eau monte progressivement », a déclaré à l’AFP Wai Hun Aung, un travailleur social de Sittwe. « La marée a bouché l’égout situé devant notre école... Bientôt, nous allons monter nos affaires à l’étage ».

Samedi, des milliers d’habitants avaient fui avec leurs biens et leurs animaux domestiques dans des voitures et des tuk-tuks vers des lieux plus en altitude, Mocha devant provoquer une onde de marée d’environ 3,5 mètres.

À Teknaf, au Bangladesh, des vents violents ont déraciné des arbres, interrompu la circulation et poussé les habitants à se mettre à l’abri, a constaté un correspondant de l’AFP.

« Les maisons de notre camp, construites en bambou et avec des bâches, peuvent être emportées même par des vents légers », a déclaré à l’AFP Mohammad Sayed, 28 ans, depuis le camp de réfugiés de Nayapara à Cox’s Bazar. « Les écoles, désignées comme abris anticycloniques, ne sont pas assez solides pour résister aux vents d’un cyclone. Nous avons peur ».

La Croix-Rouge se prépare à une « urgence majeure »

Au Bangladesh, 190 000 personnes ont été évacuées de Cox’s Bazar et près de 100 000 de la ville proche de Chittagong, selon les autorités. « Elles ont été emmenées dans près de 4 000 abris anti-cyclone », a précisé samedi soir à l’AFP le commissaire divisionnaire Aminur Rahman.

Des réfugiés rohingyas ont été emmenés des « zones à risque » vers des centres communautaires, tandis que des milliers de personnes ont fui l’île touristique de Saint-Martin située sur la trajectoire de Mocha. La Croix-Rouge birmane a indiqué dans un communiqué qu’elle se « préparait à réagir à une urgence majeure ».

« Le cyclone Mocha est la tempête la plus puissante depuis le cyclone Sidr », a indiqué Azizur Rahman, directeur du service météorologique du Bangladesh. En novembre 2007, Sidr avait ravagé le sud-ouest du Bangladesh, faisant plus de 3 000 morts et plusieurs milliards de dollars de dégâts.

Un drame notamment causé par l’interdiction pour les Rohingyas de construire des maisons permanentes en béton, afin de ne pas les inciter à s’installer définitivement au Bangladesh et de les forcer à retourner en Birmanie, qu’ils ont fuie en 2017 pour échapper au génocide.

« Tous les Rohingyas des camps sont en danger »

Les prévisionnistes s’attendent à ce que le cyclone apporte un déluge de pluie qui pourrait provoquer des glissements de terrain. La plupart des camps sont construits à flanc de colline et les éboulements sont fréquents dans la région.

Les autorités ont fait savoir que des milliers de volontaires évacuaient les Rohingyas des « zones à risque » vers des structures plus solides telles que des écoles. Mais « tous les Rohingyas des camps sont en danger », a prévenu le commissaire adjoint aux Réfugiés du Bangladesh, Shamsud Douza.

Les cyclones, parfois appelés ouragans dans l’Atlantique et typhons dans le Pacifique, sont une menace régulière sur les côtes du nord de l’océan Indien, où vivent des dizaines de millions de personnes.

En mai 2008, Nargis a fait au moins 138 000 morts ou disparus en Birmanie, la pire catastrophe naturelle de l’histoire de ce pays. L’intensité croissante des cyclones relevée ces dernières années dans plusieurs régions du monde est partiellement attribuée au changement climatique.

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