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Birmanie: Au moins onze manifestants tués dans de nouveaux affrontements, rapporte la presse

·3 min de lecture
BIRMANIE: AU MOINS ONZE MANIFESTANTS TUÉS DANS DE NOUVEAUX AFFRONTEMENTS

(Reuters) - Les manifestants en Birmanie contre le coup d'Etat militaire du 1er février ont riposté à la répression des forces de sécurité dans une ville du nord-ouest du pays avec des fusils de chasse et des bombes au cours d'affrontements où au moins onze d'entre eux ont été tués, rapportent jeudi les médias nationaux.

Dans la ville de Taze, six véhicules des forces de sécurité avaient été initialement déployés contre les manifestants, ont précisé les agences de presse Myanmar Now et Irrawaddy. Cinq autres sont venus renforcés le dispositif des forces birmanes après la riposte des manifestants à coup de fusils, de couteaux et de bombes incendiaires, ont ajouté les agences.

Les affrontements se sont poursuivis jusque dans la matinée de jeudi et au moins 11 manifestants ont perdu la vie et une vingtaine d'autres ont été blessés, ont rapporté les agences.

Aucun bilan n'a été fourni concernant les éventuelles pertes des forces de sécurité birmanes.

Selon l'Association d'assistance aux prisonniers politiques (AAPP), plus de 600 civils ont été tués par ces forces depuis le début du mouvement de contestation contre le putsch.

L'AAPP a précisé que 2.847 personnes étaient actuellement en détention.

Un porte-parole de la junte n'a pas pu être joint pour un commentaire.

Taze se situe près de la ville de Kale, où au moins 11 personnes ont été tuées lors d'un affrontement similaire mercredi, selon les médias et des témoins. Les forces de sécurité ont tiré à balles réelles et lancé des grenades sur les manifestants qui réclament le retour au pouvoir d'Aung San Suu Kyi, dont le parti, la Ligue nationale pour la démocratie (LND), a largement remporté les élections législatives de novembre dernier, a indiqué l'AAPP.

Les forces de sécurité birmanes ont par ailleurs arrêté jeudi Paing Takhon, un mannequin et acteur qui a pris position contre le coup d'Etat militaire, tandis que des opposants à la junte ont placé des chaussures remplies de fleurs dans certains quartiers de Rangoun en hommage aux manifestants tués.

MANDATS D'ARRÊT CONTRE DES ARTISTES

Des mandats d'arrêt ont été émis contre des centaines de personnes et la junte s'en est prise cette semaine à des dizaines d'"influenceurs", d'artistes et de musiciens.

Paing Takhon, 24 ans, mannequin et acteur connu en Birmanie et en Thaïlande, est l'un des derniers à avoir été arrêtés parmi les célébrités du pays. Il avait condamné la prise du pouvoir par les militaires et s'était engagé à soutenir Aung San Suu Kyi, la dirigeante renversée par l'armée.

Le comédien le plus célèbre du pays, Zarganar, a été arrêté mardi, selon les médias.

La situation en Birmanie a également donné lieu à des affrontements diplomatiques à l'étranger. L'ambassadeur birman à Londres, Kyaw Zwar Minn, a déclaré avoir été exclu de l'ambassade. Selon des sources, c'est son adjoint qui l'a écarté à la demande de l'armée.

Kyaw Zwar Minn avait auparavant appelé à la demande de la libération d'Aung San Suu Kyi.

Le général Min Aung Hlaing, le chef de la junte, a souligné mercredi dans un communiqué que le mouvement de désobéissance civile avait une incidence sur le fonctionnement des hôpitaux, des écoles, des routes, des bureaux et des usines.

"Le mouvement de désobéissance civile est une activité visant à détruire le pays", a-t-il déclaré.

Une visite dans le pays de l'envoyée spéciale des Nations Unies pour la Birmanie, Christine Schraner Burgener, est attendue dans les prochains jours, selon un porte-parole de l'Onu à New-York.

(Rédactions de Reuters; rédigé par Ed Davies et Raju Gopalakrishnan; version française Camille Raynaud et Claude Chendjou, édité par Blandine Hénault)