La bourse est fermée

Biomérieux : une déception rattrapable

Au premier semestre, le spécialiste français des tests anti-infectieux a mieux résisté que prévu au reflux de la pandémie de Covid, qui avait dopé ses ventes.

Et pourtant la nouvelle a été accueillie par une baisse du cours en Bourse, qui cède 24% depuis le début de l'année.

Alors que les analystes s’attendaient à une baisse de 4% du chiffre d’affaires à structure constante, les ventes des six premiers mois de l’année sont restées stables, à 1,7 milliard d’euros.

En conséquence, la direction relève ses projections annuelles et table sur un recul des ventes de 3% au lieu de -6%. La branche biologie moléculaire tire encore la croissance avec ses tests respiratoires, mais aussi avec les tests non respiratoires en «croissance à deux chiffres».

Mais la reprise a fait bondir les coûts de marketing en remettant les commerciaux sur le terrain. Les salaires grimpent.

L’inflation touche aussi les ingrédients utilisés dans les tests qui viennent d’un peu partout dans le monde et qui ont fait bondir les coûts de transports. D’où un recul du résultat opérationnel de 18,8% (297 millions d’euros) et un résultat net part du groupe également en repli, à 277 millions, après l’amortissement des survaleurs d’acquisitions (670 millions d’euros).

Le marché est en pleine turbulences et s’interroge sur la valorisation des groupes pharmaceutiques. «Si les résultats avaient été plus porteurs, le titre aurait d’emblée enregistré une hausse de 2%», observe Thierry Claudé, gérant chez Cliquez ici pour lire la suite