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Biodiversité: le One Planet Summit relance la diplomatie verte

·2 min de lecture

Le One Planet Summit qui s'est tenu lundi 11 janvier à Paris relance l’ère de la diplomatie verte au niveau international. Partout, les coalitions fleurissent. Posant la question de l’efficacité et des objectifs visés.

Longtemps, le lien entre le changement climatique et la biodiversité n’a pas été fait. L’ monopolisait l’agenda diplomatique et médiatique mondial. A juste titre, puisque les perspectives dessinées par le – Groupe d'Experts Intergouvernemental sur l'Évolution du Climat – sont de plus en plus alarmantes; la perspective des 2°C de plus qu’au début de l’ère industrielle étant largement dépassée. Nous nous sommes longtemps concentrés sur ces fameux degrés supplémentaires, sur les gaz à effet de serre, sur la teneur en carbone de l’atmosphère, mais en perdant de vue que depuis que la Terre est Terre, le climat est l’expression directe des formes de vie peuplant les écosystèmes.

Nous avons également perdu de vue que certaines de nos actions en faveur du climat sont nocives à la biodiversité: les mécanismes de compensation par plantations uniformes d’arbres aux quatre coins du monde capturent certes du carbone, mais appauvrissent considérablement les sols et la biodiversité. Hot spots incomparables, les forêts tropicales restent les meilleurs puits de carbone (tant qu’elles ne sont pas victimes de la sécheresse, cercle vicieux qui semble se profiler).

En démontrant à foison notre vulnérabilité, la crise du aura sans doute contribué à unifier les grands défis de notre siècle et à relier des phénomènes trop souvent abordés en silos: réchauffement global, déforestation, risque pandémique, pollutions, perte de biodiversité. Cette dernière est restée longtemps en dehors des radars, tant elle semble abstraite, et tant nous avons perdu notre intimité avec la nature. Mais peu à peu, la réalité nous a rattrapés: difficile de rester serein quand les trois quarts des populations d’insectes disparaissent en Europe, quand les grands singes n’ont plus que quelques décennies à vivre librement, ou quand même les espèces charismatiques (girafe, panda, éléphant…) sont en déclin. L’agenda est nouveau, le problème profond et ancien.

Il n’est donc pas absurde de recentrer la sauvegarde de[...]

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