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Bientôt des super-infirmiers vous prendront en charge aux urgences

Afin de soulager les centres hospitaliers, l’État envisage de former les infirmiers en pratique avancée à une nouvelle spécialité, la médecine d’urgence. La première promotion débutera une formation de niveau master sur deux ans en septembre 2020.

Ras-le-bol de ces attentes interminables au service des urgences pour un doigt ou un bras fracturé. Marre de ces consultations, qui interviennent au bout de plusieurs (et longues) heures d’attente dans un service saturé pour déboucher sur la prescription d’un examen radiologique... Rassurez-vous, d’ici deux ans, tout cela devrait être de l’histoire ancienne ! C’est en tout cas ce qu’espère le gouvernement qui, dans le cadre de sa stratégie "Ma santé 2022", souhaite former les infirmiers en pratique avancée (IPA) à la médecine d’urgence. Contacté par Capital, le cabinet du ministère des Solidarités et de la Santé précise que la première promotion débutera cette formation de niveau master (bac+5) en septembre 2020, pour une durée de deux ans.

C’est un nouvel élargissement des compétences qui s’offre à la profession infirmière. Après les protocoles de coopération développés à la suite de la loi "Bachelot" en 2009, puis la création des IPA avec la loi de modernisation du système de santé en 2016, le master d’infirmier en pratique avancée sera bientôt doté d’une quatrième et nouvelle spécialité. À la rentrée universitaire 2020, la médecine d’urgence fera en effet partie des enseignements aux choix, aux côtés de trois autres spécialisations : "oncologie-hémato-oncologie", "maladie rénale chronique, dialyse, transplantation rénale", et "pathologies chroniques stabilisées, prévention et polypathologies courantes en soins primaires". Si le contenu de la formation et de facto, les actes que ces "super-infirmiers-urgentistes" pourront pratiquer ne sont pas encore précisés, le président de l’Ordre national des infirmiers (ONI), Patrick Chamboredon nous confie que ces derniers "n’exerceront pas ‘hors les murs’, c’est-à-dire sur les lieux des accidents". Les négociations ont commencé le 16 novembre selon le président de l’ONI, qui se réjouit de cette nouvelle (...)

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