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Bientôt sans filet nucléaire, l'Allemagne doit accélérer sa mue énergétique

·2 min de lecture

En Allemagne, les centrales nucléaires vont s'arrêter fin 2022. Une date historique qui fait suite à la décision de 2011 d'Angela Merkel de sortir du nucléaire. Reportage à Gundremmingen, un village bavarois, abritant une centrale.

Abriter une centrale nucléaire fait encore la fierté du village bavarois de Gundremmingen, dont le blason arbore un atome doré. Mais une page va se tourner avec la fermeture prochaine de cette installation pour accompagner l'Allemagne dans sa révolution énergétique.

La maison de Wolfgang Mayer, maire jusqu'en 2014 de cette bourgade proprette, offre une vue imprenable sur l'imposant complexe avec ses deux tours de refroidissement de 160 mètres, plus hautes que les flèches de la cathédrale de Cologne.

Le dernier bloc en activité produit encore 10 milliards de kWh par an, de quoi couvrir les besoins en électricité de l'agglomération de Munich.

La centrale de Gundremmingen sera mise hors service le 31 décembre 2021, tout comme deux autres installations situées au nord de l'Allemagne. Fin 2022, les derniers réacteurs du pays seront débranchés et l'Allemagne aura alors mis en oeuvre la décision historique de sortir du nucléaire, prise par la chancelière Angela Merkel le 30 mai 2011, après la catastrophe de Fukushima.

Le revirement était alors total de la part des conservateurs au pouvoir qui avaient quelques mois auparavant accepté de prolonger la durée de vie des plus anciennes centrales.

Dans un pays où le puissant mouvement anti-nucléaire s'est d'abord nourri des craintes d'un conflit lié à la guerre froide, puis des accidents comme Tchernobyl, l'annonce avait reçu un large soutien de l'opinion.

Elle avait en revanche entraîné un bras de fer avec les opérateurs des centrales qui exigeaient des compensations. Vendredi, Berlin a finalement dévoilé un accord d'indemnisation à hauteur de 2,4 milliards d'euros visant à solder définitivement cette question.

La centrale, une institution

A Gundremmingen, le changement d'ère a encore du mal à passer. La centrale "faisait partie du village comme l'église" et c'est désormais comme si "quelque chose mourait", se désole Gerlinde Hutter, patronne de l'auberge locale.

Il faudra "au minimum 50 ans", assène M. Mayer, pour évacuer tous [...]

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