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Biden hausse le ton: bloquer ses réformes, c'est être "complice" du "déclin" américain

·2 min de lecture
Le président Joe Biden défend ses grands projets d'investissements à Howell (Michigan), le 5 octobre 2021 (AFP/Nicholas Kamm)

S'opposer à ses réformes, c'est être "complice" du "déclin" de l'Amérique: Joe Biden a haussé le ton mardi, à l'heure où ses grands plans d'investissement sont toujours bloqués au Congrès.

Evoquant les deux volets de son projet, à savoir un plan pour les infrastructures et un programme de dépenses sociales, il a déclaré que "s'opposer à ces investissements, c'est être complice du déclin américain."

"Ces lois, c'est la compétitivité contre la complaisance. Créer des opportunités plutôt que décliner. Mener le monde ou regarder le monde nous dépasser", a déclaré le président américain depuis Howell, dans le Michigan, où il venait de visiter un centre de formation syndical.

"Nos concurrents ne sont pas en train de flâner", a-t-il dit, mentionnant en particulier la Chine, qui "produit désormais plus d'acier en un mois que l'Amérique en un an" et qui a pris la tête du développement de voitures électriques.

Le démocrate, qui a dit vouloir échapper au "bruit" de Washington, avait choisi pour son déplacement un district où Donald Trump l'a devancé de peu lors de la dernière présidentielle.

Joe Biden veut consacrer 1.200 milliards de dollars aux infrastructures physiques (routes, ponts, internet...), le volet le plus concret et le plus consensuel de son programme, qui séduit même quelques parlementaires républicains.

Mais il entend aussi réduire le coût de l'éducation, de la garde d'enfants, des soins médicaux pour les personnes âgées, autant de projets dont les conservateurs ne veulent en revanche pas entendre parler.

Annoncée à 3.500 milliards de dollars au départ, la facture de ce volet social divise même les démocrates, avec d'un côté les modérés qui jugent le montant inconsidéré, et de l'autre des élus plus à gauche qui réclament une action ambitieuse.

Ces deux projets de Joe Biden sont pour l'instant plutôt populaires, même si la cote de confiance du président lui-même, passée sous les 50% depuis le chaotique retrait d'Afghanistan, est à la baisse.

Dans un sondage publié mardi par l'université de Quinnipiac, 62% des personnes interrogées se déclarent en faveur des investissements dans les infrastructures (contre 65% en août), et 57% voient d'un bon œil les dépenses sociales prévues (contre 62% en août), même en gardant le montant de départ, à savoir 3.500 milliards de dollars.

aue/rle

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